Après avoir été reconnu coupable le 10 mars dernier par le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville, lors d’un procès où le principal accusé était absent. Lors dudit procès, Jean-Guy Blaise Mayolas a été condamné à la prison à perpétuité par contumace, au motif d’avoir détourné 1,1 million de dollars de fonds de la FIFA, soit près d’un montant de 621.500.000 F.CFA. Brazzaville se tourne donc du côté d’Interpol pour rattraper l’ancien président de la Fecofoot.
Depuis sa fuite et sa condamnation par la Justice congolaise, l’affaire Mayolas fait un nouveau rebondissement dans le feuilleton qui empoisonne le football congolais depuis près de deux ans.
Selon le quotidien britannique ''The Guardian'', les autorités de la République du Congo auraient récemment pris l’initiative de faire une demande à Interpol l’émission d’un mandat d’arrêt international à l’encontre de Jean-Guy Blaise Mayolas, l’ancien président de la Fédération congolaise de football (Fecofoot).
En effet, démis de ses fonctions à la tête de la Fédération du football au mois de septembre 2024, par le Ministère des sports, sur fond d’accusations de mauvaise gestion financière, l’ex-patron du football congolais « aurait fui le pays avec son fils et sa femme plusieurs semaines avant la tenue de son procès », ce, avant « d’avoir été reconnu coupable de détournent de 1,1 million de dollars », précise le journal.

Le 10 mars 2026, Jean-Guy Blaise Mayolas et son fils ont été condamnés par le tribunal de Brazzaville à la prison à perpétuité par contumace sur les griefs de : blanchiment d’argent ; faux et usage de faux ; utilisation de documents falsifiés et détournements de fonds.
Le secrétaire général de la Fecofoot, Monsieur Badji Mombo Wantete, et le trésorier de l’instance sportive, Raoul Kanda (arrêtés fin février de cette année puis jugés), ont écopé chacun, de cinq ans de prison pour complicité des infractions reprochées.
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VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville