L’instance mondiale du football, la Fédération internationale de football association (Fifa), a organisé, le 3 avril 2026 une séance de travail avec le Comité exécutif de la Fédération congolaise de football (Fecofot) par visioconférence. Séance de travail au cours de laquelle la Fifa autorise au Comex (Comité exécutif) de la Fédération congolaise de football à poursuivre les activités footballistiques.

La séance de travail a été présidée par Harraz Ahmed, responsable des services de la gouvernance de la Fifa, assisté de quatre membres de différentes commissions de cette instance sportive internationale. Lors de la séance, il a été question de faire le point de la situation actuelle de la Fecofoot, ce, après la condamnation par la justice congolaise de son président, de son secrétaire général et du responsable du département des finances. Le 10 mars dernier, Jean Guy Blaise Mayolas et son fils ont été condamné par le tribunal de grande instance de Brazzaville à la prison à perpétuité, par contumace, pour blanchiment d’argent, faux et usage de faux, utilisation de documents falsifiés et détournement de fonds. « Cette réunion s’est tenue dans un climat de confiance mutuelle empreint de sérénité et de franchise », s’est réjoui et rassurée la Fecofoot.

La Fifa a ainsi pris l’engagement d’apporter toute son aide à la Fecofoot à retrouver sa stabilité, afin d’assurer son fonctionnement normal jusqu’à la prochaine assemblée générale.
Il sied de signaler que la Chambre d’instruction de la commission d’éthique indépendante de la Fifa avait de son côté, annoncé l’ouverture d’une procédure officielle contre les dirigeants de la Fédération congolaise de football condamnés par la Justice congolaise. La procédure en cours n’empêche nullement les membres du Comité exécutif de la Fecofoot de poursuivre leur mandat. Cela ne constitue aucune entrave fonctionnelle et administrative. D’ailleurs, l’article 37.9 des statuts de la Fecofoot mentionne et précise que « tout poste au sein du Comité exécutif est considéré vacant en cas de décès ou de démission d’un membre concerné, ou si celui-ci est définitivement dans l’incapacité d’exercer ses fonctions ». Et l’article 41 alinéa 6 poursuit : « Si le poste de président devient vacant au sens de l’article 37 alinéa 9 des présents statuts, un remplaçant qui assume la fonction de président par intérim jusqu’à l’assemblée générale suivante est déterminé par ordre de préséance. Cette assemblée élit un nouveau président pour une durée de mandat restante ».
VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville