Hinda-COVID-19 : L’administrateur-maire Valentin Ngot encourage tous ses concitoyens à se faire vacciner

L’administrateur-maire de la communauté urbaine de Hinda dans le département du Kouilou, Valentin Ngot croit dur comme fer en la vaccination du grand public. Et il compte bien le faire savoir, en incitant au maximum ses concitoyens à passer par la case «piqûre», convaincu qu’un retour à la vie normale ne pourra être envisagé qu’avec un taux de 100% des populations vaccinées.

Face à la réticence des Congolais à vouloir se faire vacciner dans le cadre de la crise de Covid-19, l'administrateur-maire de la communauté urbaine de Hinda , Valentin Ngot appelle les populations de Hinda à se faire vacciner : « Une incitation par l’exemple ! ».

Cette étape de la vaccination est cruciale et doit être réussie à Hinda, indique l’ancien élève du lycée de Mossendjo (sud) surnommé dans les années 90, de « Village Abandonné » par son premier proviseur Pierre Djestone Nkou.

Le premier citoyen de Hinda espère convaincre les quelque 5000 habitants en montrant l’exemple ce mardi.

« Ce n’est pas de la politique, mais du bon sens », nous a confié Valentin Ngot qui estime que cela permettrait aussi de  couper court à une idée répandue que les africains seraient pris pour des cobayes par des fabricants des vaccins.

Dans de nombreux pays du monde, la quantité de vaccins est un sujet brûlant. La méfiance des Congolais à l'égard des vaccins contre la Covid-19 fait que les autorités pourraient prochainement jeter au moins 100 000 doses périmées.

La campagne de vaccination lancée le 24 avril de l’année en cours à Brazzaville par le Président de la République, Denis Sassou N’Guesso, est loin du succès espéré, et ce pour plusieurs raisons, notamment l'hésitation vis-à-vis des vaccins qui est aussi la conséquence de la désinformation, et du sentiment relativement répandu qu'il n'y a aucune urgence à se faire vacciner, d'une part en raison de la faible circulation du virus au Congo donc du risque sanitaire limité et de l'autre, faute de mesures incitatives. Beaucoup ne voient aucun intérêt à se faire vacciner.

Les vaccins ont tous une date de péremption donc ne peuvent être utilisés après la date de péremption.

Face à la réticence des populations, les autorités multiplient les communications. Elles rappellent l’importance de la vaccination pour permettre une immunité collective et ainsi enrayer la pandémie.

Au Congo, le nombre de cas confirmés au 07 juin 2021 s’élève à 12 121 pour 160 décès, soit un taux de létalité de 1,3%, en deçà de celui de l’Afrique centrale.

Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville

banner