Congo : Pierre Mabiala a déguerpi les occupants illégaux de la base-vie de l’entreprise CMEC à Lifoula

Le ministre d’Etat en charge des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala, a déguerpi le 21 mai à Lifoula, dans la commune de Kintélé, les occupants illégaux en restaurant ainsi la base-vie de l’entreprise CMEC dans ses limites initiales.

«L’entreprise CMEC poursuit les travaux d’électrification du pays bénéfiques pour la population et l’économie nationale. Pour que la marche vers le développement se poursuive dans ce sens, la base-vie doit rester intacte dans ses limites d’avant », a déclaré le ministre d’Etat Pierre Mabiala.

L’ordre est rétabli sur la base-vie de la société chinoise CMEC, mais le dossier n’est pas clos.

A l’issue de l’exécution de tous les projets, les parties prenantes vont poursuivre les échanges sur le domaine que l’Etat a acquis par donation.

Pour l’heure, le ministre d’Etat en charge des Affaires foncières et du Domaine public, Pierre Mabiala, a appelé les propriétaires terriens à engager la procédure de reconnaissance ou de constation des droits fonciers coutumiers.

En juillet 2018, Pierre Mabiala avait promis, lors d’une réunion à Brazzaville avec les directeurs départementaux du cadastre et du domaine de l’Etat, de sanctionner, sans complaisance et sans pitié, tous les occupants illégaux des terres et terrains sur toute l’étendue du territoire national.

«Nous devons assainir le domaine foncier pour attirer les investisseurs. Celui qui osera ramer à contre-courant de ces orientations sera immédiatement sanctionné, jusqu’à être emprisonné », avait déclaré Pierre Mabiala, déterminé à promouvoir la bonne gouvernance du secteur foncier,  tout en précisant que «les occupants illégaux des terres et terrains courent aussi le même risque ».

La nouvelle loi portant acquisition et occupation des terres et terrains en République du Congo a été promulguée le 13 juin 2018 par le chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso dans le but de promouvoir la bonne gouvernance du secteur foncier dans le pays et afin d’en faire une véritable niche d’opportunités capables de renflouer les caisses de l’Etat.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo-Brazzaville

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