Congo Enseignement Supérieur : vers la levée de la grève à l'université Marien Ngouabi

Le ministre Bruno Jean Richard Itoua a eu des échanges avec l’intersyndicale de l'université Marien Ngouabi.

Dans le but de permettre au personnel de l’université Marien Ngouabi en grève depuis le 20 juin, de reprendre le travail, le ministre de l’Enseignement supérieur, Bruno Jean Richard Itoua, s’est engagé à poursuivre les efforts devant aboutir au décaissement de la subvention du deuxième trimestre 2016 dans un délai de quinze jours.

Le Collège intersyndical a pris l’engagement de mettre en œuvre les mécanismes nécessaires en vue de la reprise immédiate du travail à l’université Marien-Ngouabi.

Dans le cahier de charges de l’Intersyndical, figurent plusieurs points dont les plus cruciaux sont liés aux questions de financement.  « Le budget de l’université Marien-Ngouabi est souvent insuffisant. Par exemple cette année, nous avons demandé au gouvernement un budget de 35 milliards FCFA, mais l’État ne nous a accordé que 26 milliards FCFA. Il faut nous accorder un budget conséquent pour nous permettre d’assumer réellement nos missions de formation et d’éducation », a expliqué le président du Collège intersyndical, Fidèle Moukamba.

Selon des accords conclus, le gouvernement met à la disposition de l’université Marien-Ngouabi, après le vote du budget, 900 millions FCFA chaque trimestre pour son fonctionnement. Une somme qui n’est jamais décaissée à temps, à en croire les syndicalistes.

« Les retards dans le paiement du budget de fonctionnement ne nous permettent pas d’organiser les travaux pratiques et d’envoyer les étudiants en stage. Jusqu’à présent, nous n’avons pas pu envoyer certains étudiants de l’année académique 2014-2015 en stage alors que pour les évaluer il faut qu’il y ait des notes de stage. Cette situation met également en difficulté la direction des orientations et des œuvres universitaires dans l’octroi des bourses. C’est, d’ailleurs, ce qui a déclenché la dernière grève des étudiants », a poursuivi Fidèle Moukamba.

L’autre problème qui met à mal le fonctionnement de l’université Marien-Ngouabi, concerne les vacataires qui ne sont pas souvent payés alors qu’ils travaillent d’octobre à juin-juillet. L’année dernière par exemple, ils sont arrivés jusqu’en décembre sans être payés en dépit des grèves à répétition.

Bertrand BOUKAKA

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