Congo – Vie syndicale : Monsieur Edouard Adzotsa dans un droit de réponse clame qu'il n'est pas usurpateur de la FESYTRAC et ne bénéficie pas d'une duplicité du Ministère de la Communication et des Médias !

Congo – Vie syndicale : Monsieur Edouard Adzotsa dans un droit de réponse clame qu'il n'est pas usurpateur de la FESYTRAC et ne bénéficie pas d'une duplicité du Ministère de la Communication et des Médias !

Droit de réponse de Monsieur Edouard Adzotsa suite à l’article publié par notre Rédaction, dans sa parution du 6 septembre 2026, intitulé : la FESYTRAC, une organisation à double tête ! Est-ce une duplicité du Ministère de la Communication et des Médias ? Voici in extenso sa version des faits : 

« Très Chers Collègues du site Les Echos du Congo-Brazzaville,

Merci beaucoup pour votre intérêt à la vie syndicale au Congo et plus singulièrement à celle de la FESYTRAC dont j’anime depuis sa création en juin 2003.

Moi, Edouard Adzotsa, étant très abondamment cité dans votre article inspiré par la CSTC, Je vous apporte mon droit de réponse surtout sur l’aspect que vous avez évoqué dans votre article ; à savoir, la double tête de la FESYTRAC. Après avoir élagué cet aspect, votre interrogation sur une soit disant duplicité du Ministère de la Communication et des Médias trouvera bien de réponse.

Tenez ! Conformément aux textes en vigueur en République du Congo, notamment, la loi 06/96 du 06 mars 1996 portant Code du Travail en République du Congo, en son article 185 « les personnes exerçant la même profession, les métiers similaires ou des professions connexes » peuvent créer une formation syndicale. C’est dans cette optique que la FESYTRAC fut créée en juin 2003, en tant que Syndicat national des Journalistes du Congo Brazzaville pour défendre les intérêts des travailleurs et travailleuses de la communication tant du secteur public que celui du privé.

Le rapport d’enquête N°1374 du 16 Décembre 2004 rédigé par monsieur Théogène Gakosso, Inspecteur du Travail et des lois sociales en service à la Direction Départementale du travail de Brazzaville en vue de constater les conditions de création de la FESYTRAC pour l’obtention du récépissé de sa reconnaissance administrative indique clairement les noms de Messieurs Bozome-Messong Octavin Benoit et Adzotsa Edouard en qualité de membres Fondateurs de la FESYTRAC.

Monsieur Edouard Adzotsa, est incontestablement, membre Fondateur de la FESYTRAC encore en vie et est pour cela le véritable garant des intérêts de la FESYTRAC dont il détient tous les documents.

Pour son rayonnement au plan national et international, la FESYTRAC s’est affiliée à plusieurs organisations syndicales. Au niveau national, la FESYTRAC s’est affiliée à la CSTC. L’affiliation n’aliène pas l’indépendance ou l’autonomie de fonctionnement de la fédération. L’affiliation est une coopération dans le cadre de l’Union fait la force. Ce n’est donc pas une tutelle hiérarchique quand une fédération s’affilie à une plate-forme syndicale. Un bon syndicaliste doit connaître ces notions élémentaires du syndicalisme.

En 2015, le divorce entre les dirigeants de la CSTC et ceux de la FESYTRAC, par le biais du camarade Edouard Adzotsa était intervenu à cause de sa radiation injuste par la seule volonté du président de la CSTC au motif que monsieur Edouard Adzotsa a démissionné du Secrétariat confédéral de la CSTC. On a dit à Monsieur Edouard Adzotsa, qu’au Congo, on n’a pas la culture de « démissions ».

La radiation de Monsieur Edouard Adzotsa, Secrétaire Général en charge de l’Organisation, de la Mobilisation, de l’Administration et des Relations Internationales, Fondateur de la FESYTRAC, ne lui enlevait pas le droit de se prévaloir de son titre, dans la mesure où une centrale syndicale ne peut pas s’immiscer dans le fonctionnement d’une Fédération professionnelle dotée d’une autonomie de fonctionnement et de gestion.

A ce titre, les prétentions des détracteurs actuels du fondateur de la FESYTRAC ne peuvent produire aucun effet juridique, car, cette soit disant destitution n’a pas respectée les règles de forme et de fond : aucune Assemblée Générale convoquée par le détenteur du pouvoir légal et légitime de la FESYTRAC ne s’est pas encore tenue.

Le dédoublement de la FESYTRAC suscité par la CSTC n’entame en rien la légitimité de Monsieur Edouard Adzotsa à la tête de la FESYTRAC, qui fonctionne normalement avec toutes ses instances prévues dans les Statuts et le Règlement Intérieur de la fédération. La FESYTRAC honore également à ses engagements au niveau international, ce qui suscite la jalousie et la convoitise des pseudos syndicalistes qui n’ont pour missions que de solliciter de l’argent dans les entreprises pour construire des maisons à étages au lieu de faire le travail de formation et d’encadrement des membres adhérents. Ainsi, les pseudo nouveaux responsables de la FESYTRAC poussés anarchiquement par la CSTC feraient mieux de créer votre propre fédération dénommée autrement, avec ses textes constitutifs au lieu de s’acharner sur la FESYTRAC : faire autrement, serait chercher les poux sur une tête bien rasée. L’espace syndical n’est pas fermé pour la création des syndicats, comme c’est le cas en politique.

En conséquence, le Fondateur d’un syndicat dépositaire des pouvoirs que lui confère la loi ne saurait être destitué par la volonté des personnes sans titres ni qualités.

Voici les arguments juridiques qui maintiennent Monsieur Edouard Adzotsa à la tête de la FESYTRAC. Comme vous le constaté, on ne devrait pas parler d’une FESYTRAC à double tête. C’est la CSTC qui pense que Monsieur Edouard Adzotsa est très doué syndicalement et il faut le tuer pour effacer sa fédération. Honte à Vous dans votre médiocrité et incompétence à animer vos Syndicats. La FESYTRAC n’est pas un trésor d’argent, non plus une agence de voyage qui accorde les visas aux syndicalistes devant se rendre à Genève.

Nous avons tenu à vous faire ce droit de réponse, en guise de mise au point sur la situation juridique de la FESYTRAC qui, depuis 2015, s’était désaffiliée de la CSTC, parce que votre article s’est seulement focalisé sur Monsieur Edouard Adzotsa et vous n’avez pas fait recours aux lois et textes régissant le monde du travail avant de publier un tel papier qui déshonore le monde syndical congolais. […] (NDLR).

C’est un débat très malsain, et qu’est-ce qui motive un tel débat présentement ? Monsieur Edouard Adzotsa ne s’accroche pas à la FESYTRAC.  Au contraire, les jeunes doivent intégrer les syndicats, pas pour venir s’enrichir comme d’aucuns le pensent à la CSTC, mais pour venir donner un sang nouveau dans la lutte syndicale. Mais, faisons les choses proprement, sans intrigues, sans démagogie et sans manipulations. Que cesse, le ’’toto tire nama et nama tire toto’’ à la FESYTRAC. Ayant à l’esprit les nombreux problèmes des travailleurs et travailleuses congolais au lieu d’amuser la galerie en publiant des articles dénoués de tout fondement.

Nos remerciements à Toutes et à Tous.

                               Brazzaville, le 7 septembre 2026

                         Pour la FESYTRAC, Edouard Adzotsa »

Photos : DR

LA REDACTION / Les Echosdu Congo-Brazzaville