À l’issue de l’assemblée générale extraordinaire tenue le samedi 26 septembre à Brazzaville, les membres de la fédération congolaise de football ont mis en place leur bureau. Éric Alain Mantot a été porté à la présidence de la FECOFOOT.
Dans son mot de circonstance, le nouveau président de la FECOFOOT s’est voulu rassembleur.
« Je veux être le président de tous : celui des grands clubs comme des petits, des ligues de la capitale comme de celles de l’intérieur du pays, de ceux qui ont voté pour moi comme de ceux qui ne l’ont pas fait. Aucun département ne sera oublié, aucun club ne sera laissé de côté. »
Éric Alain Mantot a saisi l’occasion pour décliner les grands axes de son action à la tête de la fédération.

« Notre football a un talent immense. Nos enfants jouent dans chaque quartier, sur chaque terrain vague, avec une passion que le monde entier nous envie. Mais le talent seul ne suffit pas. Il nous faut de l’organisation, de la rigueur et de la transparence.
C’est pourquoi je prends devant vous des engagements clairs :
La bonne gouvernance : Les comptes de la fédération seront audités et rendus publics. Chaque franc confié au football servira le football.
Des championnats crédibles : Un calendrier respecté, un arbitrage protégé et formé, une justice sportive indépendante.
La jeunesse et la formation : Des centres de formation, des compétitions de jeunes structurées et un accompagnement pour nos éducateurs.
Le football féminin : Il ne sera plus une note en bas de page, mais une priorité, avec des moyens réels.
Nos sélections nationales : Elles doivent redevenir la fierté de tout un peuple, préparées dans la sérénité et soutenues par l’unité de la nation.
Les infrastructures : Nous travaillerons avec l’Etat et nos partenaires pour offrir des terrains dignes à nos joueurs.
Je lance ce jour un appel solennel.
Aux ligues départementales : soyez nos relais et nos yeux sur le terrain ;
Aux clubs : soyez les piliers de ce renouveau.
Aux joueurs : vous êtes au cœur de tout ce que nous faisons.
Aux supporters : votre ferveur est notre force.
Aux autorités, à la CAF et la FIFA : nous serons des partenaires loyaux et exigeants. »
Et de conclure en fédérateur, soucieux de ce que la renaissance du football congolais qui croupit depuis des années déjà dans les abysses, a besoin du concours de tous, sans exception.
« Le ballon ne connaît ni ethnie, ni région, ni camp politique. Sur le terrain, onze joueurs gagnent ou perdent ensemble. Il en sera de même pour nous.
À partir d’aujourd’hui, nous ne formons qu’une seule équipe : le football congolais. »
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville