À Brazzaville, dans le quartier Mouhoumi situé dans le 7e arrondissement Mfilou, l’accès à l’eau potable est devenu un véritable parcours du combattant. Chaque jour, hommes, femmes et enfants sont contraints de parcourir de longues distances, bidons et bassines à la main, pour espérer ramener quelques litres du précieux liquide à la maison.
Dès les premières heures de la matinée, les rues de Mouhoumi s’animent d’un ballet inhabituel. Des silhouettes se dessinent à l’horizon, chargées de récipients de toutes tailles.
Pour ces habitants, l’eau n’est plus un acquis, mais une conquête quotidienne.
« Nous marchons parfois plus d’une heure pour trouver de l’eau. Et encore, il faut faire la queue pendant longtemps », confie une mère de famille, visiblement épuisée.
Cette situation impacte lourdement la vie des populations. Les enfants arrivent en retard à l’école, les activités économiques tournent au ralenti, et les conditions d’hygiène deviennent précaires. Dans un contexte où l’eau est essentielle à la santé, cette pénurie expose les habitants à des risques accrus de maladies.

À Mfilou, l’indignation monte. Les riverains dénoncent une situation qui dure depuis trop longtemps.
« Nous ne demandons pas le luxe, juste de l’eau potable comme tout citoyen », martèle un jeune du quartier.
Beaucoup pointent du doigt l’état des infrastructures hydrauliques, souvent défaillantes ou inexistantes dans certaines zones.
Face à cette crise, les appels à l’action se multiplient. Les habitants espèrent une intervention rapide des autorités afin de rétablir un accès normal à l’eau. Car au-delà du confort, il s’agit d’un droit fondamental et d’un enjeu vital pour la dignité humaine.
Mouhoumi illustre aujourd’hui une réalité préoccupante : celle d’une population abandonnée à elle-même dans sa quête d’un bien aussi essentiel que l’eau.
Une situation qui interpelle et qui appelle des solutions urgentes et durables.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville