Présidentielle 2016 : la fraude « a déjà commencé », selon l’opposition

Le vote pour la présidentielle de ce dimanche a démarré timidement. L’opposition congolaise affirme déjà que la fraude « a commencé » avec des votes par anticipation, la création de bureaux de vote fictifs ou encore la distribution de fausses cartes d’électeurs.

Malgré tout, les candidats de l’opposition n’envisagent pas de boycotter les élections mais ont appelé le peuple à « exercer sa souveraineté » dans le cas où le président sortant l’emporterait dès le premier tour, comme celui-ci l’a promis à ses partisans.

Vendredi dernier,  les Nations unies ont appelé au calme, exhortant les autorités à garantir un scrutin libre et transparent et l’opposition à faire valoir ses éventuelles contestations par des voies légales afin de garantir la tenue du scrutin « dans une atmosphère apaisée et exempte de toute violence », dans un pays encore marqué par le traumatisme de la guerre civile de 1997 à l’issue de laquelle M. Sassou était revenu au pouvoir.

La décision prise par le gouvernement congolais de couper les communications n’entraîne « aucune entrave au vote » et « n’entrave en rien l’accès de l’opposition aux résultats », mais l’État cherche « à se prémunir contre la publication illégale de résultats ».

Aurélie ISSIMBA

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