Une nouvelle convocation judiciaire pour le général Mokoko à la veille de la présidentielle

Le général Jean-Marie Michel Mokoko, candidat à la présidentielle de dimanche au Congo, a déclaré ce samedi avoir reçu une nouvelle convocation des services de sécurité intérieure et a dénoncé une volonté politique de torpiller sa candidature à la veille du scrutin.

Depuis l’annonce de sa candidature en février, le général a été entendu à plusieurs reprises par la Direction générale de surveillance du territoire (DGST) en rapport avec une vidéo apparue sur internet semblant le mettre en cause dans une apparente tentative de coup d’Etat.

Cette nouvelle convocation, semblable à celles qu’il a reçues précédemment, invite le général Mokoko, qui était jusqu’en février conseiller du président Denis Sassou Nguesso pour les affaires de paix et de sécurité, à se présenter au cabinet du chef de la DGST « dès réception […] pour une affaire le concernant ».

Interrogé par l’AFP à son domicile, le candidat indépendant a déclaré qu’il n’avait nullement l’intention de répondre à cette convocation avant la proclamation des résultats du vote de dimanche.

Avant cela, « je ne bougerai pas », a-t-il dit, faisant remarquer que samedi n’était « pas un jour ouvrable » et rappelant qu’il ne s’était jusqu’à présent dérobé à aucune des convocations de la DGST.

Le général a ajouté qu’il craignait qu’on lui présente à cette occasion un « mandat d’amener » pour l’incarcérer.

A la question de savoir s’il redoutait d’être arrêté en sortant de chez lui, le général a répondu : « Ils sont capables de tout. C’est un pays sans foi ni loi. »

Cette nouvelle convocation judiciaire intervient au moment où le général Mokoko célèbre ses 69 ans et s’apprête à accomplir son devoir civique ce dimanche.

Aurélie ISSIMBA

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