Présidentielle 2016 : La commission sécurité rassure, d’autres préfèrent la fuite

Sous la direction du général de division Guy Blanchard Okoï, la sous-commission défense et sécurité de la Commission nationale électorale indépendante, a eu le 17 mars à Brazzaville, une séance de travail avec les représentants des candidats à l’élection présidentielle pour faire le point du déroulement de la campagne électorale et projeter la sécurisation des actes de votation.

 La campagne électorale prend fin. Deux semaines durant, les candidats ont battu campagne à travers le territoire national pour rallier les électeurs à leur cause en leur accordant leurs suffrages. En dépit des quelques situations bénignes dues parfois à l’excès de zèle de certains administrateurs-militants, rien n’a entravé la circulation des candidats, ni leur expression où que ce soit.

À ce sujet, le porte- parole de la Police, le colonel Jules Monkala Tchoumou s’est réjoui de ce que les candidats se sont déplacés sur l’ensemble du territoire national de jour comme de nuit.

Tous les membres de la sous-commission se sont accordés à l'unanimité sur le fait que l’élection du 20 mars doit se dérouler dans la paix. « Les Congolais doivent aller voter dans la paix il ne sert à rien de les apeurer », a déclaré le représentant du candidat Joseph Kignoumbi-Kia-Mboungou.

La sous- commission a en outre rassuré les représentants des candidats des dispositions qui ont été prises pour sécuriser ce scrutin. Elle les a en même temps instruits de la nécessité de faire en sorte que les messages ayant trait à la haine soient bannis. « Vous devez mettre la main à la pâte », a déclaré le président de la sous- commission, le général de division Guy Blanchard Okoï.

Il a en outre profité de l’occasion pour faire un large commentaire sur les textes publiés récemment par le ministère de l'Intérieur, notamment celui interdisant la circulation automobile la journée du 20 mars. « La circulation sera conditionnée par la détention d’un laissez-passer. Pour les candidats ils auront un document spécial pour se déplacer », a de son coté souligné le porte-parole de la police.

La commission a aussi fait le tour d’horizon de la situation sécuritaire actuelle caractérisée par certains discours qui gagnent quelques quartiers de Brazzaville, poussant les populations à vider la ville, au point de créer la psychose au niveau des brazzavillois. Mais, tout cela, a rassuré le porte-parole de la police ne doit pas troubler le public. Il a confirmé que toutes les dispositions ont été prises au niveau de la force publique pour que l’élection du 20 mars se déroule dans le calme.

À ce sujet, Jules Monkala Tchoumou est revenu sur les incidents qui se sont produits au quartier Kinsoundi dans le premier arrondissement où quelques éléments ont tenté de s’accaparer des armes dans un commissariat de police. Heureusement, a-t-il ajouté, les policiers en poste ont su repousser les assaillants et la situation est revenue à la normale.

Il a également évoqué le cas d’un groupe de bandits composé de quelques sujets congolais et étrangers en particulier des Tchadiens, Camerounais et Centrafricains qui se préparaient à fabriquer des explosifs pour perturber l’élection. Le porte-parole de la police a demandé à la population de ne pas paniquer face à ces situations.

Au terme de la réunion, le général de division, Guy Blanchard Okoï, a rappelé aux représentants des candidats que la sous-commission défense et sécurité travaille dans le cadre de la loi électorale et tous les candidats devaient en faire autant afin que l’élection présidentielle se déroule dans la paix.

Bertrand BOUKAKA

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