Alors qu’il se trouvait à Kinshasa pour des « raisons sociales », suite à une autorisation de sortie en bonne et due forme, André Oko Gakala a été pris à partie par la police après une altercation liée à un litige locatif.
Les sources sont formelles. Le procureur André Oko Gakala a été interpellé et violemment brutalisé par des policiers à Kinshasa, alors qu’il accompagnait son épouse dans une résidence qu’elle mettait en location.
À l’origine, apprend-on, un différend avec des locataires qui ont refusé de respecter leur préavis et ont appelé la police pour intervenir. Mais sur place, la situation a rapidement dégénéré.
Selon des témoignages, les policiers ont reconnu André Oko Gakala en tant que procureur de la République du Congo. Et c’est là que le scénario a basculé.
Le magistrat est pris violemment à partie par certains policiers. Des menaces ont été proférées, avec des références particulièrement inquiétantes au sort de militaires à Makotimpoko, ainsi que l’attestent les audios qui circulent sur les réseaux sociaux.
Le récit devient encore plus troublant. Une arme aurait été pointée en direction du procureur. Les policiers auraient tenté de le déshabiller avant de l'embarquer dans un véhicule de police.
André Oko Gakala a ensuite été conduit dans un commissariat et placé en garde à vue.
Comment une intervention liée à un litige locatif aurait-elle pu déboucher sur une telle situation ? Pourquoi un magistrat congolais aurait-il été traité de cette manière ? Les questions sont nombreuses.
Selon les informations rapportées, la situation aurait finalement évolué après l’intervention de l’ambassade du Congo en RDC. Le procureur aurait alors été libéré.
Ces faits sont extrêmement grave devraient susciter les explications des officielles en sus de ceux toujours attendus des militaires congolais « disparus » à Makotimpoko.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville