Congo – Sénégal / Diplomatie : sous le sceau du MAEP, Alain Akouala Atipault et Ibrahima Biry Tandia renforcent les échanges entre Dakar et Brazzaville

Congo – Sénégal / Diplomatie : sous le sceau du MAEP, Alain Akouala Atipault et Ibrahima Biry Tandia renforcent les échanges entre Dakar et Brazzaville

En séjour à Dakar en République du Sénégal, Alain Akouala Atipault, président de la Commission d’autoévaluation du MAEP Congo a été reçu, le 4 septembre 2026 par son homologue Ibrahima Biry Tandia, président du Conseil national de gouvernance du MAEP du Sénégal. Pendant plus de deux heures de tête-à-tête, les deux interlocuteurs ont ainsi consacré ce moment, notamment à un partage d’expériences et au renforcement de la coopération entre les deux mécanismes nationaux, à savoir :  sénégalais et congolais. Cette rencontre s’est tenue au siège du Conseil national de gouvernance du MAEP du Sénégal, situé rue Maubert, au centre-ville de Dakar, place de l’Indépendance.

Au cours de cet entretien, Ibrahima Biry Tandia a présenté à son homologue congolais, Alain Akouala Atipault, l’expérience du Sénégal dans la mise en œuvre du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP). Le responsable sénégalais de cette institution, a notamment indiqué que son pays avait déjà réalisé trois rapports d’évaluation globale, en plus de sa participation au rapport sur la gouvernance en Afrique publié en 2025.

Il faut noter que le Sénégal se distingue également par sa régularité dans le paiement de ses cotisations statutaires au Secrétariat continental du MAEP, une situation qui contribue à faire du pays une référence parmi les États africains membres du Forum des chefs d’État et de gouvernement du MAEP.

Pour Alain Akouala Atipault, les performances du mécanisme sénégalais ne constituent pas une surprise. Il a rappelé le rôle historique joué par le Sénégal dans les grandes initiatives africaines, notamment à travers l’ancien président Abdoulaye Wade, considéré comme l’un des concepteurs du Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), aux côtés notamment des présidents Abdelaziz Bouteflika, Thabo Mbeki et Olusegun Obasanjo.

Le président de la Commission d’autoévaluation du MAEP Congo a, par conséquent, rendu un hommage mérité à ces dirigeants africains, qu’il a qualifiés de « dignes fils d’Afrique » et de véritables panafricanistes.

Cette rencontre de Dakar revêt une importance particulière pour le Congo. Le gouvernement congolais, en accord avec le Secrétariat continental du MAEP a en effet, décidé de lancer une étude d’évaluation ciblée sur la préparation de l’économie congolaise au basculement dans la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Ainsi, dans cette perspective, l’expérience accumulée par le Sénégal dans le processus du MAEP constitue, pour Alain Akouala Atipault, une véritable valeur ajoutée pour la Commission d’autoévaluation du MAEP Congo dans l’accomplissement de sa mission.

Les échanges entre le Sénégalais et le Congolais, ont également permis de rappeler la place du MAEP dans l’architecture institutionnelle africaine. Le mécanisme, piloté au niveau continental par son Secrétariat, n’est pas l’organe suprême de décision du Continent, cette responsabilité relevant principalement des organes de décision de l’Union africaine.

En conséquence, le MAEP demeure néanmoins un mécanisme essentiel d’accompagnement, de suivi et d’alignement des politiques nationales des États membres sur les aspirations et programmes de l’Agenda 2063 de l’Union africaine, « L’Afrique que nous voulons ».

Au terme de ce tête-à-tête, les deux interlocuteurs - Alain Akouala Atipault et Ibrahima Biry Tandia sont convenus de maintenir et de renforcer un axe d’échanges stratégiques entre Dakar et Brazzaville, notamment, autour du partage d’expériences et des bonnes pratiques, en matière de gouvernance et d’évaluation des politiques publiques.

Une coopération qui pourrait ainsi contribuer à consolider la dynamique du MAEP dans les deux pays et, plus largement, à promouvoir une meilleure gouvernance sur le continent africain.

Photos : DR

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville