Il s’est toujours affiché comme le représentant personnel du pasteur Ntumi sur la place de Paris, promouvant les actions du CNR mais surtout en se remarquant par ses diatribes sur les réseaux sociaux envers les autorités du Congo-Brazzaville. Faye Monama, André Bitoumba de son vrai nom, serait en fait un usurpateur de titre. La prétendue « bouche autorisée du pasteur Ntumi » n’en serait réellement pas une. À travers un communiqué de presse signé de Rodrigue Mayala, secrétaire général adjoint du CNR en date du 28 juillet 2026 et dont notre rédaction a reçu copie, le parti du pasteur Ntumi met à nu l’incurie de Faye Monama et l’éconduit par la même occasion, désavouant publiquement un homme qui de ce qu’il en ressort, jamais ne fut l’un des siens. En voici le fac-similé.

Au regard de ce communiqué de presse et du répertoire des griefs reprochés à Faye Monama par le CNR, de nombreux observateurs de la vie politique congolaise s’interrogent tout de même du pourquoi le parti aurait-il laissé perdurer au long des ans, une situation dont il savait qu’elle relevait de la pure fausseté ?
Une situation dont il aura tout de même tiré profit car lui ayant donné de la visibilité sur la place de Paris.
Assermenté ou pas, Faye Monama usant du faux non dénoncé, se serait sans doute dit : « qui ne dit mot, consent » et se serait conforté dans ses errements.

Le désaveux actuel semble indiquer que le CNR qui s’inscrit désormais sur un autre registre pour son action politique, a décidé de faire le ménage, en se délestant de certains oripeaux qui travestiraient son idéal.
En cela, avouons-le sans fioriture, Faye Monama aura donc été le dindon de la farce.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville