À l’Université Marien Ngouabi, les salaires jouent les abonnés absents : la grève pointe à l’horizon

À l’Université Marien Ngouabi, les salaires jouent les abonnés absents : la grève pointe à l’horizon

À l’Université Marien-Ngouabi de Brazzaville, la patience des enseignants et personnels semble avoir atteint ses dernières limites. Le collège intersyndical a publié, le 5 octobre, un préavis de grève de 72 heures, face à l’accumulation des salaires impayés.

Dans le détail, les agents réclament notamment les salaires des mois d’août et septembre 2024, mais aussi ceux de mai, juin, juillet, août et septembre 2026. Une situation qui transforme chaque fin de mois en véritable exercice de suspense : « Serons-nous payés cette fois-ci ? »

Pour les travailleurs concernés, l’équation devient particulièrement difficile. Comment assurer les dépenses quotidiennes, les transports, les loyers et les charges familiales lorsque le salaire, lui, semble avoir décidé de prendre des vacances prolongées ?

Le collège intersyndical donne donc 72 heures aux autorités pour apporter une réponse concrète. À défaut, l’université risque de connaître une nouvelle paralysie.

À l’UMNG, le message est désormais clair : les cours peuvent attendre quelques heures, mais les salaires, eux, ont déjà beaucoup trop attendu.

Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville