Congo – Vie des Partis politiques : Juste Désiré Mondélé, Secrétaire général du Club 2002-PUR jette l’éponge sans crier garde

Congo – Vie des Partis politiques : Juste Désiré Mondélé, Secrétaire général du Club 2002-PUR jette l’éponge sans crier garde

Coup de tonnerre au Parti de Guy César Wilfrid Nguesso, le Club 2002-Parti pour l’Unité et la République (Club 2002-PUR). Son Secrétaire général, qui a été à ce poste pendant 25 ans vient de renoncer à ce titre au sein du Parti. Cette démission inattendue crée une situation de crise dans la préparation de leur Congrès ordinaire. 

En effet, dans une missive adressée au président du Conseil de surveillance, le Secrétaire général démissionnaire, Juste Désiré Mondélé annonce ainsi sa démission du Parti. Selon lui, le Parti applique des décisions contraires aux textes fondamentaux de leur formation politique, pratique qu’il dénonce fermement et énergiquement.

Cette situation aussi soudaine soit-elle, risquerait de porter préjudice à la cohésion et la stabilité des enjeux au sein de la majorité présidentielle. Ce qui permettra assurément une nouvelle lecture de la configuration politique de cette majorité.

Signalons que dans sa lettre de démission, le désormais ancien SG explique que sa décision intervient après la publication, le 26 juin dernier, de plusieurs actes relatifs à l'organisation imminente du premier Congrès ordinaire et à la nomination des membres du Comité national préparatoire.eu égard de ce qui précède, l'ancien Secrétaire général ne cache pas son désaccord de fond avec les décisions prises. « L'acte créant le Comité national préparatoire est en contradiction avec les textes fondamentaux du Club 2002-PUR. Le Congrès est l'organe souverain du parti, chargé de définir les orientations politiques, d'évaluer son fonctionnement, de réviser ses textes fondamentaux et d'élire les organes dirigeants », a-t-il rappelé en substance.

Pour Juste Désiré Mondélé, les dispositions arrêtées ne respecteraient pas cet esprit. Donc, des graves irrégularités. Au-delà de la question juridique, l’ancien camarade et co-fondateur du Parti stigmatise également des irrégularités d’ordre administratif, hiérarchique et protocolaire.

Jugeant anormal que le Secrétaire général, pourtant présenté comme le garant de l'animation et de la gestion de la vie du Parti soit placé sous l'autorité d'un membre du Secrétariat permanent dans le cadre de l'organisation du Congrès, celui-ci désapprouve ces attitudes peu cordiales.

Il estime que, par rapport à ces réactions, qui créent forcément un désaccord considéré de suffisamment gravissime le pousse à renoncer à toutes les responsabilités qui lui avaient été confiées. « Après tant de frustrations et d’humiliations supportées ces dernières années par sa modeste personne », a expliqué le démissionnaire.

En présentant sa démission Juste Désiré Mondélé assure avoir tirer Il assure tirer toutes les conséquences de cette situation « en âme et conscience, en toute responsabilité et sérénité ».

Néanmoins, dans un fairplay inégalable, il a du reste remercié le président-fondateur du Club 2002-PUR, le camarade Wilfrid Nguesso, et a aussi souhaité « plein succès » au Parti, dans la poursuite de ses ambitions politiques.

Sitôt dit, sitôt fait, après avoir pris connaissance de la démission du Secrétaire général du Parti, la direction politique nationale a jugé recevable cette lettre de démission et, a pris acte de cette décision, ce jeudi 2 juillet 2026.

Par conséquent, la démission de Juste Désiré Mondélé est officiellement actée dans un communiqué de presse signé par le secrétaire général adjoint, Antoine Banvidi. Elle « rend également hommage à un militant de longue date qu’il a été et, au-delà de l'annonce de cette démission, la direction politique nationale a tenu à saluer le parcours de l'ancien secrétaire général. Son engagement, sa détermination et son sens du devoir citoyen et patriotique ».

C'est donc confirmé ! la séparation étant actée, le divorce est donc consommé entre les deux leaders et têtes d'affiche de ce Pati de la majorité présidentielle.

Photos : DR

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville