Réuni en Conseil des ministres ce mardi 30 juin 2026 à Oyo, département de la Cuvette, sous la très haute autorité du Président de la République, chef de l’Etat, Denis Sassou-N’Guesso, le gouvernement a adopté en l’occurrence, le projet de loi de finances rectificative pour l’exercice 2026. Le compte-rendu de ce Conseil des ministres a été fait par le ministre de la Communication et des Médias, Porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla. Dans le compte-rendu, le Porte-parole a fait mention du collectif budgétaire visant à : adopter les prévisions financières de l’Etat ; à l’évolution de la conjoncture économique ; à renforcer le financement des secteurs prioritaires et à préserver les équilibres macroéconomiques. Les affaires inscrites à son ordre du jour ont toutes concerné le Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille public.

En effet, le Conseil des ministres a adopté ce texte qui prévoit une sensible augmentation des recettes et des dépenses de l’État par rapport à la loi de finances initiale. Les recettes budgétaires sont désormais arrêtées à 2.778,016 milliards de francs CFA, contre 2.550,540 milliards. Les dépenses quant à elle, s’établissent à 2.561,069 milliards de francs CFA, contre 2.320,167 milliards dans le budget adopté en début de cette année 2026.
Cependant, nonobstant la hausse des dépenses, le gouvernement fonde ses estimations sur un excédent budgétaire prévisionnel de 216,947 milliards de francs CFA, contre 230,373 milliards dans la loi de finances initiale. Cet excédent devrait permettre de compenser intégralement le déficit de trésorerie attendu.
Par ailleurs, les ressources en matière de trésorerie et de financement sont également réévaluées à 1.595,360 milliards de francs CFA, contre 1.240,360 milliards auparavant. Les charges de trésorerie progressent aussi pour atteindre 1.812,307 milliards de francs CFA, contre 1.470,732 milliards dans le budget initial. Il en résulte donc un déficit prévisionnel de trésorerie de 216,947 milliards de francs CFA, entièrement résorbé par l’excédent budgétaire.
Pour le gouvernement de la République, cette révision budgétaire répond à la nécessité d’ajuster les finances publiques aux nouvelles réalités économiques et de mieux aligner les ressources disponibles sur les priorités nationales.
Ainsi, cette révision budgétaire doit essentiellement permettre de renforcer le financement des secteurs stratégiques, d’améliorer l’efficacité de la dépense publique, de poursuivre les réformes en matière de gouvernance économique et de maintenir les investissements jugés essentiels au développement du pays.

Le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka a ensuite présenté le Cadre budgétaire à moyen terme 2027-2029, qui prévoit une accélération progressive de la croissance économique grâce au dynamisme des secteurs pétroliers et hors pétrole. Les recettes budgétaires devraient atteindre 2.970,9 milliards de FCFA en 2027, 3.060,1 milliards en 2028 et 3.189,7 milliards en 2029, tandis que les dépenses progresseraient à un rythme plus modéré. Le gouvernement mise notamment sur une meilleure mobilisation des recettes fiscales, la maîtrise des dépenses publiques, la réduction de la dette et le renforcement de la résilience économique.
Le Conseil a également pris connaissance de l’exécution du budget de l’État. Au 31 décembre 2025, les autorités relèvent une bonne résistance des recettes fiscales et une progression des dépenses d’investissement, exécutées à 67 % des prévisions, soit une hausse de près de 14 % par rapport à 2024. Au 31 mars 2026, la dynamique demeure favorable avec une amélioration de la mobilisation des ressources fiscales et un début d’accélération des investissements publics, qui atteignent déjà 71 milliards de F.CFA.
En définitive, après des fructueux des échanges entre les membres du gouvernement, sous la présidence du chef de l’Etat, Monsieur Denis Sassou-N’Guesso, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi de finances rectificative, qui sera transmis au Parlement pour examen et adoption conformément aux procédures législatives en vigueur. Les débats parlementaires permettront d’évaluer les ajustements proposés avant leur entrée en application.

Clôturant la réunion du Conseil des ministres, le Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso a insisté sur la nécessité de mieux refléter les réalités de l’économie nationale dans le calcul du Produit Intérieur Brut (PIB). Il a demandé au gouvernement d’accélérer le processus de recalage du PIB, conduit en partenariat avec la Banque Africaine de Développement (BAD), afin de mieux prendre en compte l’ensemble des richesses produites dans le pays. Le Conseil des ministres, qui a commencé à 10 heures, s’est achevée à 12 heures, après l’épuisement de tous les points inscrits à l’ordre du jour.
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VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville