Congo – Gouvernement : double passation de service du ministre d’Etat Pierre Mabiala, qui promet d’accélérer les réformes et d’impulser une nouvelle dynamique disciplinaire à la Fonction publique congolaise

Le ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, du travail et du dialogue social, Pierre Mabiala a procédé, ce mardi 28 avril 2026 à des passations de service. D'abord, au Ministère de la fonction publique, du travail et du dialogue social, entre le Ministre d’Etat Claude Alphonse Nsilou, assurant l’intérim de feu Firmin Ayessa, sortant et lui-même, le ministre entrant. Ensuite, à l’ancien Ministère des affaires foncières et du domaine publique, de la réforme de l’Etat et des relations avec le Parlement, où est transféré le Ministère de la fonction publique. Ici, le ministre d’Etat Pierre Mabiala a fait la passation avec le ministre Luc Joseph Okio, ministre entrant de la réforme de l’Etat et des relations avec le Parlement. 

La cérémonie de passation de service au Ministère de la fonction publique, du travail et du dialogue social a été caractérisée sous le signe de la continuité de l’action publique. Ceci marquant une étape importante dans cette continuité de l’action gouvernementale.

Cette cérémonie, consacrée à la transmission officielle des dossiers, par le directeur de cabinet du ministre sortant, feu Firmin Ayessa, au nouveau ministre Pierre Mabiala, conformément aux usages républicaines.

Ainsi, lors de la passation de service avec l’intérimaire de feu Firmin Ayessa, Alphonse Claude Nsilou a honoré la mémoire du défunt, « grand serviteur de l’Etat, de l’homme de talent affirmé et d’une dévotion inestimable. A abattu un travail titanesque ainsi que toutes les avancées significatives qu’il a réalisées ».

Cependant, après la lecture du rapport bilan des actions menées sous la conduite de feu le ministre Firmin Ayessa, lecture faite par le directeur de cabinet du défunt, Aboké Nza, le ministre entrant, Pierre Mabiala jure de marcher sur les pas de Firmin Ayessa.

Pesant la lourde mission à lui confiée, Pierre Mabiala assure de « prendre l’engagement d’assurer avec force, vigueur, loyauté, fidélité et dévouement, sans faux-fuyant ».

Il est déterminé et veut insuffler la rigueur, la discipline puis l’exigence au travail. « Imprimer une dynamique de travail en mode accéléré ; dans une posture de détermination ; de pragmatisme, d’abnégation et de discipline renouvelée ».

A cet effet, Pierre Mabiala promet d’associer tout le monde, sans exclusion aucune. « J’associerai toutes les compétences à la tâche, afin de relever, dans la rigueur ; le travail acharné, le service public équitable et bien rendu, le renforcement de l’autorité de l’Etat, les défis afférents ; à l’opérationnalisation du système intégré de gestion des ressources humaines de l’Etat, la finalisation du processus d’enrôlement biométrique des agents civils de l’Etat évoluant dans les missions diplomatiques et consulaires ainsi que des nouvelles recrues et les retardataires ».

Par ailleurs, le ministre entrant, Pierre Mabiala fait la promesse de se mobiliser entièrement afin d’adopter dans les meilleurs délais, tous les textes d’application du statut général de la fonction publique. « L’application sans délai de tous les décrets et arrêtés d’intégration ou engagement dans la fonction publique relatifs aux recrutements cumulés des années 2024 et 2025 ; la tenue régulière des conseils de discipline dans toutes les administrations publiques », a-t-il promis et pris le ferme engagement.

Il sied de noter que, Pierre Mabiala, a d’innombrables défis à relever, notamment : la réalisation des contrôles systématiques dans les administrations publiques ; la réforme du code du travail dans l'optique d'assurer les prérequis du développement ; l'élaboration de la politique nationale de sécurité et de santé du travail ; la tenue de la réunion inaugurale du comité tripartite chargé du suivi de la mise en œuvre du programme de promotion du travail décent ; le renforcement de la coopération avec l'organisation internationale du travail ; la tenue régulière des sessions du comité national du dialogue social ; la préparation de la session 2026 de la conférence internationale du travail.

Après le Ministère de la fonction publique, le ministre d’Etat Pierre Mabiala a poursuivi sa passation de charges à son nouveau Ministère de la fonction publique avec Luc Joseph Okio qui, désormais, prend les rênes des Relations avec le Parlement.

Conformément au décret n° 2026-176 du 24 avril 2026 portant nomination des membres du Gouvernement, le Président de la République a procédé à la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale. Ce texte s’inscrit dans la continuité du décret n° 2026-175 du 23 avril 2026 ayant acté la nomination du Premier ministre, Chef du Gouvernement, marquant ainsi une nouvelle étape dans la structuration de l’exécutif.

Dans ce cadre, le ministère de la Réforme de l’État et des Relations avec le Parlement connaît un changement à sa tête. Pierre Mabiala, ministre d’État sortant, a officiellement passé le témoin à son successeur, Luc Joseph Okio, chargé de conduire les réformes institutionnelles et d’assurer la liaison entre le Gouvernement et le Parlement.

Cette cérémonie de passation de charges s’est déroulée dans la salle de réunions du Ministère de la fonction publique, dans une atmosphère pleine de solennité

Prenant la parole, le ministre d’Etat, Pierre Mabiala n’a pas hésité de souligner et salué les efforts accomplis durant son mandat, tout en exprimant sa confiance en la capacité de son successeur à poursuivre et approfondir les chantiers engagés.

Par contre, Luc Joseph Okio a reconnu en substance, l’ampleur de la mission qui lui est confiée. Affirmant « sa volonté de renforcer l’efficacité de l’action publique, d’accélérer les réformes administratives et de consolider les relations institutionnelles avec les deux chambres du Parlement, dans un esprit de dialogue et de collaboration constructive ».

Le nouveau ministre devra notamment s’atteler à améliorer la performance des administrations publiques et à promouvoir une culture de transparence et de responsabilité. il doit ainsi raffermir les relations entre le législatif et l’exécutif, entre les membres du gouvernement et les députés et sénateurs.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville