Congo – Journée mondiale de la liberté de la presse : le Réseau Panafricain des Journalistes plaide pour plus de solidarité et une adhésion massive

Le Bureau national du Réseau Panafricain des Journalistes (RPJ), section Congo que dirige Messilah Nzoussi, a organisé, le 3 mai 2026, un déjeuner de presse appelé ’’Le déjeuner du RPJ’’, à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Grand moment d’échange autour du RPJ, afin de susciter une adhésion massive des hommes et femmes des médias dans le but de créer une corporation qui présentera les objectifs et les missions de cette plateforme socioprofessionnelle. Comme invité, un expert, enseignant-chercheur à l’Université Marien Ngouabi, membre du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), le haut-Conseiller Godefroy Yombi, président de la commission administrative et juridique, chargé de l'éthique et de la déontologie au Conseil. Il a exposé sur le thème choisi cette année par les nations-unies : ’’Façonner un avenir de paix’’. 

En effet, c’est au cours du déjeuner de presse que la présidente Messilah Nzoussi, avec l’ensemble des membres ont présenté la structure professionnelle, RPJ, le réseau panafricain des journalistes, afin de bénéficier d’une éventuelle adhésion au sein de la structure.

Selon la présidente de la section Congo, depuis la mise en place du Bureau national l’année dernière, c’est la toute première activité organisée. Ainsi, cette rencontre est un espace d'échanges constructifs et enrichissants avec les professionnels des médias.

« Cette journée est l’occasion de présenter le Réseau Panafricain des Journalistes, aux journalistes ainsi que les missions qui sont celles de favoriser et de faciliter les formations en journalisme, tout en suscitant une adhésion massive des journalistes, hommes et femmes des médias audit réseau », a-t-elle expliqué.

Messilah Nzoussi a également dévoilé « l’objectif principal de cette plateforme, celui de fédérer les chevaliers du micro, de la plume et des caméras autour d’une même pensée, celle de porter haut, la voix de l’Afrique, de travailler et renforcer les capacités des professionnels des médias, surtout les jeunes évoluant dans le secteur des médias en ligne ».

« Le réseau panafricain des journalistes est uni par des valeurs communes. L'excellence, la solidarité et la dépendance de la formation. Il a pour ambition de renforcer les capacités de nos professionnels et de favoriser les échanges entre les agents », a souligné Messilah Nzoussi.

Par ailleurs, l’expert, représentant du Conseil supérieur de la liberté de communication, Godefroy Yombi a d’emblée adressé ses remerciements spéciaux et sincères au Bureau national du RPJ pour l’initiative.

« La journée de la liberté de presse, faut-il encore le rappeler, est essentiel au fonctionnement d'une démocratie, à sa stabilité et à sa viabilité. C'est pourquoi il est important, chaque fois que l'occasion se présente, d'engager ensemble avec les professionnels des formations de la communication et des réflexions sur la manière de protéger et de renforcer cette liberté de presse. ’’Façonner un avenir de paix’’, une thématique très actuelle, lorsqu'on considère que la paix est finalement une condition de développement de chaque pays dans le monde, et la vie tout court. La thématique de cette année relève à la fois d’une interpellation et d’une exhortation », a-t-il rappelé.

Il a néanmoins évoqué le contexte qui a marqué l'avènement de la journée de la liberté de presse, rappelant quand-même quelques repères, dans le sens de cette journée, en évoquant tout le cheminement historique. Parce que c'était un grand cheminement avant d'arriver aujourd'hui à la journée de la presse, telle qu'on la connaît aujourd'hui.

A noter que la liberté de la presse est souvent considérée comme une composante spécifique et une application concrète de la liberté d’expression, bien que leur consécration juridique et leur mise en œuvre pratique aient suivi des rythmes différents selon les contextes historiques. La liberté de presse est postérieure à la liberté d'expression, c'est-à-dire qu'avant qu'on ne parle de la liberté de presse, il a fallu qu'il y ait un ordre lié au XVIIe siècle.

Et, si la liberté d’expression est le droit universel de toute personne à exprimer ses pensées et opinions, la liberté de la presse s’articule quant à elle comme un droit corrélé à des devoirs déontologiques et une fonction sociale particulière de diffusion de l’information.

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville