Le chanteur congolais Fally Ipupa a livré une prestation explosive et régalé la communauté africaine et bien plus, samedi soir pour le premier de ses deux shows XXL au Stade de France. La prestation qui a comblé des promesses au-delà de l’imaginable, a connu la participation des invités de choix.

Pour fêter ses 20 ans de carrière Fally Ipupa, artiste congolais de portée internationale, investit le Stade de France les 2 et 3 mai 2026. Une première pour un artiste africain francophone, outre Gims placé sur un autre régistre.

Le premier des deux concerts, celui du samedi 2 mai aura marqué l’histoire.
Sur scène, Fally Ipupa a offert deux heures et demie de performance avec effets pyrotechniques, chorégraphies élaborées et changements de costumes.

Une dizaine d’artistes invités, de Youssou Ndour à Theodora en passant par WizzKid, ont enrichi la diversité musicale de l’événement.

Les spectateurs ont exprimé un enthousiasme unanime à la sortie, saluant la qualité et l’énergie du show.

Cette production a mis en valeur la capacité de l’artiste à concevoir des spectacles ambitieux. Elle a contribué à renforcer son image auprès d’un public varié.
Showman de renom, Fally Ipupa mélange dans sa musique sonorités urbaines et rythmes africains.

Connu pour son engagement social au profit de la jeunesse, de la culture et de la solidarité, Fally Ipupa se place au rang de superstar, sa voix unique et son énergie résonnant dans les quatre coins du monde. Le concert du 2 mai ayant affiché complet, le rendez-vous du 3 mai l’est tout autant.

Avec une capacité de plus de 80 000 places, le Stade de France a été le carrefour des musiques du monde, le point de convergence des diaspora congolaise et africaine ainsi que d’un public international intéressé par les musiques africaines, en particulier la rumba congolaise.
Inscrite depuis 2021 au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO, la rumba congolaise constitue un repère culturel majeur. Ces deux concerts participent à sa diffusion sur une scène internationale, entre héritage et évolutions contemporaines.

Et Fally Ipupa entend bien marquer son empreinte, lui, « L’Aigle » de la Tokooos, du nom de son album éponyme. Le genre musical qu’il a inventé mêle rumba congolaise, afropop et rap RnB. De Kinshasa à toute l’Afrique, ainsi que dans la diaspora, l’événement a été suivi comme un moment historique.
Plus qu’un concert, c’est une vitrine culturelle, un symbole de rayonnement et de fierté de la RDC et partant de l’Afrique toute entière, en témoigne la participation des autres vedettes qui l’ont accompagné. Fally Ipupa vient d’écrire une autre page générationnelle de la musique congolaise sur les tablettes.

En 1970, alors que les Léopards du Zaïre étaient en route pour la coupe du monde en Allemagne fédérale, Tabu Ley Rochereau avait marqué une étape en devenant l’un des premiers artistes africains à se produire à l’Olympia de Paris, contribuant à l’ouverture des grandes scènes européennes aux musiques du continent.
Plus de cinquante ans plus tard, Fally Ipupa s’est produit dans une enceinte de plus grande capacité, le Stade de France , 85 000 personnes au bas mot, tandis que 17 000 ont été répertoriés errant en quête du précieux sésame pour l’accès au stade, l’année même où la RDC, l’ancien Zaïre, retrouve le mondial. Tout un symbole.

Ces concerts interviennent alors que Fally Ipupa totalise vingt ans de carrière. Révélé au sein du groupe Quartier Latin International de Koffi Olomidé au début des années 2000, il s’est progressivement imposé comme l’un des représentants de la rumba contemporaine. Koffi Olomidé a d’ailleurs félicité Fally Ipupa sans détours, relevant que cette performance honorait tous les artistes.

Depuis la sortie de son premier album solo Droit Chemin en 2006, l’artiste a construit une discographie marquée par plusieurs succès commerciaux et des collaborations internationales. Son style mêle rumba, ndombolo et influences urbaines, ce qui lui permet de toucher un public varié. Son dernier album, XX, sorti le 17 avril 2026, s’inscrit dans cette continuité.

Au fil des années, il s’est produit sur plusieurs scènes internationales, notamment à l’Olympia et à l’Accor Arena. Le Stade de France constitue une étape sublime dans son parcours. Les warriors ont plus que validé.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville