Vendredi dernier, une découverte tragique a bouleversé la quiétude des abords du Campus de l’École normale supérieure (ENS) de Brazzaville. Le corps sans vie d’un nouveau-né de sexe masculin a été retrouvé, emballé dans un sac, dans un ruisseau qui coule entre le quartier Diata dans l’arrondissement 1, Makélékélé et le Campus de l’ENS de l’Université Marien Ngouabi.
La découverte macabre a été faite par un citoyen recycleur qui collectait des bouteilles plastiques dans une poubelle près du cours d’eau, avant d’être filmée et publiée sur les réseaux sociaux.
Le corps de l’enfant, en processus de décomposition, se trouvait dans un sac alors que la tête était bien visible et envahie par les mouches qui ont attiré l’attention du ramasseur de bouteilles.
Alertées, les forces de l’ordre se sont rapidement rendues sur les lieux pour effectuer les premiers constats.
Une enquête a été ouverte par le commissariat de police de Diata pour déterminer les circonstances de ce crime et retrouver l’auteur de cet acte répréhensible.
Cette découverte a suscité une vive émotion au sein de la communauté universitaire et des riverains, qui expriment leur indignation et leur tristesse face à un tel drame.
Plusieurs voix appellent à un renforcement de la sensibilisation autour de la protection de l’enfance, de l’accompagnement des jeunes mères en détresse et de l’accès aux services sociaux et sanitaires.
Au-delà de l’enquête judiciaire, ce drame relance le débat sur la prévention des abandons et la nécessité d’un soutien accru aux personnes vulnérables, afin que de telles tragédies ne se reproduisent plus.
Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville
Photo : DR