Le centre-ville de Brazzaville, véritable cendrier à ciel ouvert

Les équipes d'entretien des édifices publics à Brazzaville, la capitale congolaise, s'arrachent les cheveux pour ramasser des millions de mégots que les fumeurs indisciplinés lancent partout. En fait, pour les fumeurs, tout semble faire office de cendrier.

Il suffit de passer deux heures au centre-ville de la capitale congolaise pour voir que les trottoirs sont transformés en éteignoirs. Tous sont quasiment jonchés de mégots.

Les trottoirs sont devenus des fumoirs, les abords des édifices à bureaux et des restaurants, des cendriers à ciel ouvert. Il faut même parfois retenir son souffle pour traverser le rideau de fumeurs qui s'agglutinent devant les portes.

L’obligation de respecter l'environnement n’est pas prise en compte par les fumeurs.

La Mairie n’arrive pas à trouver des moyens pour dissuader les fumeurs de jeter leurs mégots au hasard.

L’absence des cendriers au centre-ville et dans les zones les plus touchées pose problème.

Au-delà de la pollution visuelle qu'il engendre, le mégot constitue surtout un véritable fléau environnemental. Cela pose en effet un gros problème de toxicité. D'où l'urgence à agir. Avec pédagogie d'abord. Puis fermeté, dans un second temps.

On rappelle qu’un mégot est susceptible à lui seul de polluer 500 litres d’eau, la rendant impropre à la consommation. Il peut mettre 12 ans à disparaître dans la nature.

Il va falloir que les gens intègrent ce nouveau réflexe à Brazzaville: on ne doit rien jeter par terre.

Alors, sois un héros : jette pas ton mégot, s’il te plaît !

Germaine Mapanga

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