Coronavirus au Congo : Face à la pénurie de masques, Christian Bouka vient en renfort avec la fabrication des masques locaux

Au Congo-Brazzaville, soignants, policiers, commerçants : tous réclament désespérément des masques de protection respiratoire pour se prémunir de l’épidémie de coronavirus. Face à la pénurie, Christian Bouka a puisé dans son génie créateur pour mettre la main à l’ouvrage en créant une unité de production de masques locaux et lavables.

Mieux vaut un masque imparfait que pas de masque

Face à ce manque criard rencontré, diverses stratégies se sont développées au Congo-Brazzaville. L’unité de production de masques locaux de Christian Bouka est donc une solution idoine parmi tant d’autres, même si ses masques ne répondent pas forcement aux normes des masques chirurgicaux.

Est-ce que ce sera suffisant, notamment pour approvisionner les personnels soignats et non soignants ? La question est cruciale.

La production de cette unité est de 3000 masques par jour. Elle espère bientôt 20.000 masques par jour.

Le gouvernement congolais ambitionne de disposer de plus d’1 million de masques et plus.

La volonté du jeune fabricant est de dépanner au plus vite ceux qui en ont besoin, que ce soient des structures de soin ou des entreprises. Un effort qui durera le temps qu’il faudra.

Si on peut aider, il faut aider !

Le Congo compte au total 117 cas testés positifs au Covid-19 dont 11 guéris et 5 décès. Les autres contaminés sont encore dans la nature.

Edwige KISSINGER / Les Echos du Congo Brazzaville

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