Gabon – France : Le gouvernement gabonais obtient d’Air France de meilleures commodités de voyage pour la desserte Libreville - Paris

Le ministère gabonais des Transports a annoncé le mercredi 14 janvier, une évolution majeure de la desserte aérienne Libreville–Paris opérée par Air France. À l'issue d'une réunion entre le ministre d'État Ulrich Manfoumbi Manfoumbi et la direction locale de la compagnie, il a été confirmé qu'à partir de mars 2026, la ligne sera assurée par des appareils de nouvelle génération, Boeing 787-8 « Dreamliner » et Boeing 777, dotés de cabines modernisées.

Face à une rude concurrence sur le ciel gabonais et partant sous-régional, la compagnie Air France se voit contrainte d’améliorer sa voilure. Elle annonce à cet effet, un nouveau dispositif pour la desserte Libreville. Le contenu a été décliné, le 16 janvier 2025. C’était à la faveur d’une séance de travail entre le ministre d’Etat en charge des Transports, de la Marine marchande chargé de la Logistique, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi et une délégation de ladite société, conduite par Alexia Oyima Ayenengoye.

Selon des sources ministérielles, « Cette rencontre faisait suite aux préoccupations relatives à la qualité des services aériens assurés par Air France sur la liaison Paris – Libreville et Libreville – Paris, sujet précédemment abordé lors d’une rencontre diplomatique avec le Haut représentant de la République française près la République gabonaise, le mardi 13 janvier 2026 ».

Plusieurs préoccupations majeures ont été exprimées par le ministre d’Etat, Ulrich Manfoumbi Manfoumbi au cours des échanges. Il s’agit notamment de la qualité des appareils affectés à cette liaison, la qualité globale des services offerts aux passagers ainsi que la cherté des billets d’avion.

En réponse à ces préoccupations, la direction d’Air France a annoncé qu’à compter du mois de mars prochain, la liaison Libreville–Paris, dans les deux sens, sera assurée par des avions de nouvelle génération. Elle évoque notamment un Boeing 787-8 (Dreamliner) et un Boeing 777. Par ailleurs, la mise en service de ces nouveaux appareils s’accompagnera d’une amélioration significative des prestations à bord.

Concernant la question des tarifs, le ministre d’État a fait part de sa vive préoccupation face à l’accumulation des taxes et redevances qui impactent fortement le prix des billets d’avion.

Il a souligné la nécessité pour l’ensemble des parties prenantes de consentir des efforts concertés afin de parvenir, dans les meilleurs délais, à une baisse significative des tarifs, au bénéfice des usagers.

Les échanges se sont conclus par l’engagement mutuel d’un travail de concertation approfondi entre le ministère des Transports et Air France, en vue d’apporter des solutions durables à ces différentes préoccupations.

Une séculaire présence au Gabon

Pour la petite histoire, le groupe Air France-KLM revendique une présence de plus de 80 ans au Gabon. Même si le premier avion de la compagnie ayant atterri à Libreville en avril 1937, mais c’est en août 1946 que la compagnie lance officiellement son aventure en terre gabonaise. Depuis le 3 avril 2013, la compagnie relie chaque jour Libreville au reste du monde en 7 heures, via l’aéroport de Paris-Charles de Gaulle.

Au Gabon, la compagnie compte une trentaine de collaborateurs en emploi direct, dont environ 70 % de personnels féminins, et plus de 300 personnes en emplois indirects à travers les entreprises sous-traitantes liées à ses activités. En matière de RSE, responsabilité sociétale des entreprises, avec sa fondation, le groupe soutient également l’enfance en difficulté depuis plus de 30 ans. Elle agit pour l’éducation, l’inclusion, l’insertion sociale et professionnelle ainsi que pour l’épanouissement culturel, sportif et artistique des publics jeunes et défavorisés, malades ou handicapés. Cette fondation soutient également des initiatives visant l’approfondissement de la prise de conscience environnementale et l’engagement pour le climat. Chaque année, un appel à projets est lancé au niveau mondial, permettant ensuite de sélectionner et aider les projets les plus pertinents.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville