France : Une émouvante veillée pour Master Mwana Congo ce samedi à Epinay-sur-Seine

Suite au décès de l’artiste guitariste congolais, Master Mwana Congo, survenu à Brazzaville, une veillée funèbre en son honneur est organisée par L’Union des Musiciens Congolais de la Diaspora (L’UMCD) en communion avec la famille de l’illustre disparu, notamment ses enfants et les congolais de France, ce samedi 19 janvier 2019, à partir de 20 heures, à la salle Taty à Epinay-sur-Seine, une ville de la banlieue parisienne du département de Seine-Saint-Denis, selon un communiqué du vice-président de L’UMCD, Théo Blaise Kounkou, parvenu à notre rédaction.

Le soliste et arrangeur congolais est décédé le 8 janvier 2019 à Brazzaville des suites d’une longue et pénible maladie.

Il emporte avec lui la magie de l'instrument à cordes qui a longtemps été le signe identitaire de sa personne.

En août 2018, l’artiste qui souffrait d’éléphantiasis, avait lancé un SOS auprès des autorités congolaises et des personnes de bonne volonté pour l’aider à bénéficier des soins appropriés.

«Aidez-nous à sauver Master Mwana Congo », c'est en substance le cri de désespoir lancé en août dernier par Djeskain Loko Massengo.

Mais cet appel n’a pas reçu une oreille attentive.

Né à Mindouli dans le Pool (sud), en 1947, Master Mwana Congo a intégré l’orchestre Mando negro kwala-kwa en 1963. Un ensemble musical brazzavillois créé en 1961. Avant de s’installer en 1968 à Pointe-Noire. Cet orchestre a apporté une dynamique rythmique nouvelle et obtenu un grand succès auprès des jeunes.

Ce baobab de la musique congolaise moderne composa des célèbres chansons, au nombre desquelles ‘’Massamba’’ qui avait fait vibrer de nombreux mélomanes congolais et africains et ‘’Brigitte’’, titre phare de l’un de ses albums que l’artiste a eu à réaliser en solo à Paris, en France, à la fin des années 80.

Master Mwana Congo a aussi presté dans les chansons telles « Ce n'est que ma secrétaire » ou autre « Buala yayi mambu » de Pamelo Mounka.

Il laisse sept enfants.

Jack de MAÏSSA / Les Echos du Congo Brazzaville

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