Congo - Médias : Le journaliste sportif Enhavel Apembé s'en est allé

Il avait un physique de lutteur qui épousait une voix assurée et bien au fait des événements sportifs auxquels il apportait références et précisions, Enhavel Apembé s'est éteint jeudi à Brazzaville, victime d'une fulgurante crise de glycémie.

Il s'était imposé dans la presse sportive congolaise, comme l'un des meilleurs de sa génération, Enhavel Apembé est décédé jeudi à 1 heure du matin, â Brazzaville, au domicile familial, sis au 131 de la rue Lénine, au bord de la rivière Madoukoutsiékélé, à Ouenzé.

Sportif dans l'âme, même s'il l'a été moins dans la pratique, Enhavel Apembé a très tôt, tapé dans le ballon comme tous les adolescents congolais. Après l'obtention de son baccalauréat, série A4, il s'oriente vers le journalisme dont il est licencié en Sciences et techniques de la Communication de l'université Marien Ngouabi. À l'instar de son frère Norbert Kouka, ''maître Berno'', médaillé d'or de Dakar en karaté en 1984, Enhavel veut également tracer son sillon dans le sport congolais, sauf que lui a choisi la plume et le micro.

Après un bref passage à Radio-Brazzaville, il arrive à la télévision nationale congolaise où il s'impose de par son style qui fait l'unanimité, tant dans le milieu des sportifs qu'auprès de ses supérieurs hiérarchiques. Très vite, il gravit les échelons et est promu chef du service des Sports.

Depuis, Enhavel était reparti à ses premières amours, à savoir, la radio. Né en Août 1969, la mort le fauche à trois semaines de son 51ème anniversaire.

Énhavel Apembé laisse une veuve et quatre enfants.

Adieu Énhavel, adieu cher confrère.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

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