Congo – Réouverture des stades : Didier Bonazebi Saviem l’entraineur de l’académie de football club Mam E Lik de Ouesso relance les activités sportives des jeunes avec l’ouverture du stade Municipal

A l’occasion de la décision du ministre des Sport de l’ouverture des stades autrefois fermés, le stade Municipal de la ville de Ouesso dans le département de la Sangha reprend progressivement vie. Après une longue période d’inactivité, les jeunes de Ouesso ont de nouveau eu le plaisir d’investir cet espace propice à la pratique du sport, toute discipline confondue. Le cas de l’Académie de football club Mam E Lik, du coach Didier Bonazebi dit Saviem, ancien joueur de l’équipe Etoile du Congo et ancien international, Diables rouges, qui se fait le grand plaisir de la reprise des entrainements sur ce terrain, qui les a longtemps manqués. 

Dans une atmosphère joviale et d’ambiance retrouvée, l’espace sportif, c’est-à-dire le stade municipal est devenu un véritable lieu de rassemblement, d’union et d’épanouissement.

En ce qui concerne le football, on ne d’ailleurs la reprise des séances d’entrainement de l’équipe académie de football club Mam E Lik de Ouesso, l’entraîneur principal de centre d’encadrement des jeunes de football s'est réjoui de ce fait.

« La reprise des activités au stade représente une opportunité et une aubaine importante pour encadrer de la jeunesse et promouvoir les jeunes talents locaux. C'est une très bonne chose parce que pendant près de 4, 5 voire 6 mois d’interruption, due à la fermeture des stades au pays, on ne s'entraînait plus. Maintenant que les stades sont ouverts, ça permettra à tous nos jeunes de mieux se préparer et avec un objectif, faire des efforts, de rehausser leur niveau footballistique, et de les amener très haut et de prétendre les faire sortir de l’anonymat, afin que nous ayons au moins dans la Sangha, des représentants dans les grandes compétitions dans le pays comme le championnat national à Brazzaville comme ailleurs », a déclaré Bonazebi Saviem.

« Maintenant que le stade est à nouveau ouvert, je crois que ça demandera aux joueurs d'être conscients, de reprendre les activités comme il se doit. Tout le monde se plaignait du manque d’activités sportives à Ouesso. Actuellement que c'est ouvert, les entraîneurs, les dirigeants et les joueurs doivent prendre conscience pour que le football congolais puisse retrouver son niveau d'antan et que nous fassions parler encore de nous », a-t-il ajouté.

Selon l’ancien joueur de l’Etoile du Congo et ancien international football, « il y a longtemps que le Congo s'est retrouvé quelque part pour jouer dans une compétition africaine. Entre temps, en club, c'est As Oto’o d’Oyo, qui essaie de se débrouiller, de sauver notre honneur sur l’échiquier international. Les pauvres joueurs, sans réel championnat », s’est-t-il apitoyé.  

Maintenant que c'est ouvert, je crois que tout le monde prendra conscience et que nous irons de l'avant. Pour les responsables sportifs comme pour les habitants, cette réouverture constitue également un signal encourageant pour le développement du sport dans la localité. Le stade redevient ainsi un espace d'unité, de discipline et de cohésion sociale pour les jeunes de Oueso.

« Nous avons toujours cru que le stade serait ouvert un jour. On n'a pas croisé les bras. On s'entraînait malgré que les salles étaient fermées. On est toujours en jambe et on garde toujours l'espoir que l'avenir nous réserve. Pendant un moment, nous avons besoin de la visibilité. Et dès un moment, nous avons besoin des championnats. C'est grâce à ces championnats que les jeunes talents se développent et qu'ils expriment leur volonté et leur passion pour le football. Donc beaucoup plus que la visibilité et les championnats », a déclaré Loïc Makayat, gardien d but.

Avec cette reprise, plusieurs acteurs espèrent désormais voir naître de nouvelles compétitions et favoriser l'émergence de futurs talents du football congolais.

Le stade constitue un véritable centre d’activités de loisirs qui rythme désormais le quotidien de plusieurs jeunes de la ville, heureux de retrouver un cadre adapté à la pratique sportive.

Photos : DR

VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville