Les ambassades congolaises dans le monde connaissent de sérieux problèmes de financement

Certaines accusent des arriérés allant jusqu’à 12 mois avec des loyers impayés et un risque de déguerpissement pour certaines, ou encore des salaires qui ne sont plus libérés. Depuis plusieurs mois, l’image de la République démocratique du Congo (RDC) à l’étranger est dans la farine. Les ambassades congolaises dans le monde connaissent de sérieux problèmes de fonctionnement.

C’est dur dur d’être un ambassadeur de la RDC à l’étranger. La situation est telle que la ministre des Affaires étrangères, Marie Tumba Nzeza, a alerté dans les médias sollicitant une plus grande implication du gouvernement congolais pour décanter la situation.

Le processus de régularisation a été lancé depuis lundi 12 avril. L’ordre a été donné à la Banque centrale du Congo. Sur un montant estimé à 9 millions de dollar, 3 millions seront débloqués dans un premier temps, selon les sources du ministère des Affaires étrangères.

La priorité sera réservée aux loyers pour préserver l’image du pays, renseigne-t-on du côté de la présidence de la République, où Félix Tshisekedi s’est impliqué personnellement.

À côté de ce problème circonstanciel, un véritable coup de balai est envisagé. « Il y a une volonté affichée de mettre l’ordre dans le secteur », confie un membre du cabinet du chef de l'État.

Le pays compte actuellement une soixantaine de représentations diplomatiques à travers le monde. Les réformes annoncées devraient notamment concerner une réduction de ce nombre pour des raisons budgétaires.

Kinshasa souhaite adapter sa politique extérieure en fonction des enjeux actuels. Par exemple, environ 10 diplomates sont affectés dans un pays comme le Portugal alors que la RDC n’a pas une présence conséquente dans certains pays émergents considérés comme stratégiques en Asie.

Ce sera l’un des défis de Christophe Lutundula, nouvellement nommé ministre des Affaires étrangères, avec rang de vice-Premier ministre.

Jarele SIKA/ source : Rfi

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