Covid-19 : Les journalistes congolais appelés à diffuser la bonne information en période de confinement

Alors que les congolais sont appelés à limiter leurs déplacements et respecter le confinement, l’information face à l’épidémie de Covid-19 est plus que jamais nécessaire. Durant la semaine du 1er avril 2019, la République du Congo s’est graduellement mise à l’heure du Covid-19 en imposant, de façon successive, différentes mesures censées ralentir l’expansion de cette épidémie due au coronavirus SARS-CoV-2. Et la question du rôle des médias et de leur mission dans ces temps incertains s’est très vite posée. Dans un pays où les fake-news se propagent comme une traînée de poudre, le président du Conseil supérieur de la liberté de communication (CSLC), Philippe Mvouo, a fait la ronde des organes de presse publics et privés, le 2 mai, appelant les journalistes à diffuser la bonne information en période de confinement à domicile dû au coronavirus (Covid-19).

« Nous sommes venus vous dire que vous n’êtes pas seuls en cette période difficile. Nous saluons votre travail aux résultats éloquents. Le Conseil est avec vous », a déclaré Philippe Mvouo dans les locaux du quotidien Les Dépêches de Brazzaville.

Le régulateur a exhorté les professionnels des médias à ériger les mesures barrières contre les fausses informations, la manipulation de l’opinion en diffusant la bonne information dans le respect des normes éthiques et déontologiques.

Depuis plusieurs jours voire semaines, on a pu voir dans les médias se multiplier les initiatives pour transmettre les informations sur l’épidémie. Les médias s’organisent pour continuer à informer. Mais comment font médias et journalistes pour informer sans eux-mêmes se mettre en danger ? La question cruciale est aussi de savoir comment les journalistes peuvent continuer à travailler, et informer, dans cette situation inédite ?

Ces derniers sont souvent amenés à être sur le terrain, au contact de personnes potentiellement infectées ou fragiles, et à côtoyer de nombreux collègues dans des rédactions cumulant open space et petites salles de réunions.

Que ce soit dans la presse papier, la radio ou la télévision, la décision a rapidement été prise de développer voire généraliser au maximum le télétravail.

Du côté des Echos du Congo-Brazzaville, l’organisation du télétravail permet de continuer à produire des articles pour le web. Quant aux correspondants à l’intérieur du pays, ils sont dans leurs villes et départements où ils travaillent. Ils sont en contact direct avec la rédaction.

Malgré la pandémie, le quotidien Les Dépêches de Brazzaville continue à fonctionner en cette période de confinement. Le tabloïde paraît, en effet, sur papier les lundi et jeudi, et tous les jours, en version numérique sur son site internet.

Pour la radio ou la télévision congolaise, les premières mesures ont été prises pour les journalistes qui doivent se rendre sur le terrain. Des exemples ? Ne pas toucher la main des gens qu'ils peuvent considérer comme étant malade, ou faire les interviews en se tenant sur le côté pour ne pas recevoir de postillons sur la figure. Quant au matériel, il est désinfecté après utilisation et avant le retour dans les locaux. Ce sont des mesures très importantes pour garantir la sécurité de tous.

À l’heure où l’épidémie de Covid-19 due au coronavirus SARS-CoV-2 se répand sur le pays (229 cas de contamination au nouveau coronavirus contre 25 guéris et 8 décès), comme pour les congolais, le confinement, la communication, l’entraide et la prudence sont plus que jamais les clés du succès pour les médias congolais tous confrontés à la même problématique depuis plusieurs semaines.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville

banner