L’amélioration du système informatique, le vœu du recteur de l’Université Marien Ngouabi

Le professeur Paul Louzolo-Kimbembe, recteur par intérim de l'Université Marien Ngouabi veut coûte que coûte, cette année, l’amélioration du système information du plus grand temple du savoir du pays.

«La gestion informatisée devrait progressivement remplacer la gestion manuelle ou semi-manuelle actuelle. Les outils existent pour y parvenir. Outre la performance, la visibilité sur le web est un paramètre essentiel. Si la mise en œuvre du système LMD n'est pas encore parfaite, il y a cependant de bonnes raisons de croire que les lacunes de parcours constatées seront corrigées », a déclaré le professeur Paul Louzolo-Kimbembe, recteur par intérim à l'Université Marien Ngouabi.

L’université Marien-Ngouabi de Brazzaville a perdu de son éclat. Les problèmes sont nombreux. On s’attarde souvent à imputer ce revers aux événements douloureux que le pays a connus ces dernières années avec son cortège de maux. Pourtant, assurent certains observateurs, l’université Marien-Ngouabi n’a pas pris le train de la modernité emprunté habilement par les autres depuis près de deux décennies.

D’abord, la gestion administrative de l’université n’est pas informatisée. Les services administratifs, financiers, grand service central de la scolarité considéré comme la cellule clé de l’université du fait de la gestion des examens et des diplômes, peinent encore à la gestion physique des dossiers.

Difficile de communiquer et d’échanger. Difficile de s’inscrire en ligne, de trouver du contenu approprié en accès libre. Le campus francophone numérique offre certes des possibilités, mais ne satisfait pas la demande diversifiée exprimée de ce que représente désormais l’enseignement en ligne. À la grande bibliothèque universitaire, des étudiants peuvent être connectés et faire des recherches. Les postes connectés sur internet sont encore insuffisants pour des milliers d’étudiants.

Edwige KISSINGER

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