En vacances à Pointe-Noire, un congolais de France donne de l’argent à toutes les filles de sa rue pour faire le commerce

En vacances à Pointe-Noire, un congolais de France donne de l’argent à toutes les filles de sa rue pour faire le commerce

Pour sa première descente au Congo, après une dizaine d’années en France, Jocelyn Mabika, a remis à toutes les filles âgées de sa rue, au quartier Tié-Tié à Pointe-Noire, une somme d’argent pour exercer une activité commerciale. Un acte philanthropique salué par les bénéficiaires, mais très peu apprécié par des hommes qui tout de suite ont prêté au parisien des ambitions sexuelles envers ses sœurs du quartier.

Il lui a fallu juste deux jours de séjour dans la ville océane pour se rendre à l’évidence de la situation sociale on ne peut plus chaotique de toutes ses sœurs du quartier ayant pris de l’âge. Si elles n’ont pas finies au foyer, elles traînent encore chez les parents avec des enfants dont les papas sont dans la nature.

Le parisien Jocelyn a pris la décision de venir en aide à ses sœurs. Chacune des filles a reçu une somme considérable pour se lancer dans une activité commerciale.

Au Congo-Brazzaville, la pauvreté a un visage féminin. Les filles économiquement faibles sont obligées de jouer les maîtresses des hommes mariés pour s’en sortir.

La prostitution, considérée comme le plus vieux métier du monde est une profession libérale exercée par bon nombre des filles et des femmes de la capitale économique du pays dont l’âge varie très souvent entre 13ans et 42ans, qui trouvent par là l’occasion de gagner d’une manière ou d’une autre leur vie, comme tout individu qui peut être libre de choisir tel ou tel travail ou métier en fonction des avantages ou bénéfices qu’il pense tirer dans celui-ci.

A Pointe-Noire, les travailleuses ou professionnelles du sexe sont répandues dans plusieurs quartiers de la ville en des lieux et zones précis. Ce qui explique la catégorisation des travailleuses du sexe en fonction des lieux et conditions où on les retrouve. Il a atteint des proportions très élevées depuis les conflits socio-politiques (guerre civile) entre 1993 et 2002.

Jack MAÏSSA / les Echos du Congo Brazzaville