Brazzaville : La rupture n’est pas une raison pour ne pas s’acquitter de sa dîme, selon un pasteur

Brazzaville : La rupture n’est pas une raison pour ne pas s’acquitter de sa dîme, selon un pasteur

Le pasteur de l’église de réveil « les esclaves de Jésus Christ », Jean Bedel Mutombo a demandé à ses fidèles d’arrêter de justifier leur avarice par la rupture qui sévit au pays.

Dans cette église de réveil située à Moungali, le pasteur était habitué à récolter, chaque dimanche après le culte, près de 500.000 FCFA, sans compter les enveloppes des dîmes qui avoisinant parfois les 2 millions.

Cette abondance financière se répercutait sur le train de vie du pasteur qui avait même changé de voiture,  de costumes et chaussures.

Depuis que le président congolais, Denis Sassou Nguesso a déclaré cette affaire de rupture, les fidèles ont aussi pris conscience et ne jettent que les pièces de monnaie dans les paniers, très loin des billets de 5000 et 10000 d’antan. Ce qui évidemment ne plaît pas du tout au pasteur, qui a accentué ses prédications sur l’importance de la dîme et ses bénédictions.

Le dimanche dernier, constatant que malgré ses plaintes, les paniers de la quête ne se remplissaient pas et les enveloppes des dîmes ne contenaient plus toujours grand-chose, le pasteur a glissé sur le terrain socio- politique en affirmant que la rupture n’était pas une raison valable pour être avare envers son Dieu.

Pour le pasteur, les gens interprètent mal le mot rupture, qui est une cassure avec les pratiques du passé.

«Dieu vous renouvelle le souffle de vie gratuitement chaque jour, et vous êtes incapables de lui verser votre dîme, moins encore la quête » a lancé le serviteur de Dieu visiblement fâché de la baisse des entrées financières.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville