Il y a des rencontres qui réchauffent le cœur et rappellent que le temps passe, mais que la reconnaissance, elle, ne prend jamais une ride. Après plus de quarante ans, M. Félix Balenda (au milieu sur la photo), ancien professeur de français au lycée de Mossendjo, affectueusement surnommé « Village abandonné » par son premier proviseur Pierre Djestone Nkou, a rendu une visite de courtoisie à l'un de ses anciens apprenants, Marcel Kibouanga, aujourd'hui administrateur-maire du premier arrondissement de Nkayi.
L'émotion était palpable. Celui qui corrigeait autrefois les fautes de grammaire s'est retrouvé face à celui qui signe désormais des décisions administratives.
Comme quoi, une bonne conjugaison peut parfois mener à une belle carrière !

Entre souvenirs, éclats de rire et anecdotes de salle de classe, les deux hommes ont revisité une époque où les dictées faisaient trembler les élèves et où un simple regard du professeur suffisait à ramener le calme.
Cette rencontre illustre la noblesse du métier d'enseignant, dont les leçons continuent de porter leurs fruits des décennies plus tard.
Une belle leçon de fidélité, de gratitude et de respect envers ceux qui façonnent les générations. Car si les élèves deviennent parfois des autorités, ils restent toujours, dans le cœur de leurs professeurs, ces jeunes qui cherchaient encore où placer les accents et qui espéraient secrètement échapper aux interrogations surprises.
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville