Une fin de semaine particulièrement riche en activités et en rencontres. La professeure Francine Ntoumi a été auditionnée par la Commission Éducation, Culture, Science et Technologie de l’Assemblée Nationale vendredi. La recherche scientifique et la santé ont été au cœur de cette séance de travail.
La recherche scientifique joue un rôle crucial dans le domaine de la santé, car elle permet de comprendre les maladies, d’identifier les causes et les mécanismes des maladies pour développer des traitements efficaces, de développer des traitements en créant de nouveaux médicaments, thérapies et interventions pour améliorer la santé des patients, de prévenir les maladies en identifiant les facteurs de risque et en développant des stratégies de prévention pour réduire l'incidence des maladies, mais aussi d’améliorer les soins de santé en en évaluant l'efficacité des traitements et des interventions pour améliorer la qualité des soins de santé.
Au Congo, la recherche scientifique en santé est menée par des chercheurs, des cliniciens et des scientifiques dans des laboratoires, des hôpitaux et des instituts de recherche, à l’instar de la professeure Francine Ntoumi qui a été auditionnée par la Commission Éducation, Culture, Science et Technologie de l’Assemblée Nationale.
Une rencontre que la scientifique a appréciée à sa juste valeur.

« Un moment fort, porteur de sens, qui m’a permis de plaider en faveur d’un engagement accru de l’État pour la recherche et la santé.
Parce que notre souveraineté sanitaire repose sur une conviction collective : investir dans la science aujourd’hui, c’est protéger nos populations demain.
Joyeuses fêtes de Pâques et bon repos à tous et à toutes! »
La recherche scientifique en santé a un impact direct sur la santé des populations et contribue à améliorer la qualité de vie des individus.
Aussi, le parlement, a-t-il tout intérêt à s'intéresser à la recherche et à la santé pour plusieurs raisons :
Améliorer la santé des citoyens
En soutenant la recherche et en élaborant des politiques de santé efficaces, le parlement peut contribuer à améliorer la santé et le bien-être des citoyens.
Développer l'économie
La recherche et l'innovation en santé peuvent créer des emplois, stimuler l'économie et positionner le pays comme leader dans le domaine de la santé.
Renforcer la sécurité sanitaire
En investissant dans la recherche et la prévention, le parlement peut aider à prévenir les épidémies et les pandémies.
Répondre aux besoins des citoyens
En écoutant les préoccupations des citoyens et en répondant à leurs besoins en matière de santé, le parlement peut renforcer la confiance des citoyens dans les institutions.
Ainsi, le type de séance de travail telle celle avec la professeure Francine Ntoumi dont l’expertise en la matière est internationalement reconnue, permet au parlement d’être briefé avec clarté et méthode sur les enjeu devant conduire les députés à adopter des lois pour soutenir la recherche et l'innovation en santé.
Cela peut s’articuler en plusieurs volets.
Allocation de fonds
Le parlement peut allouer des fonds pour soutenir la recherche et les programmes de santé.
Surveillance et évaluation
Le parlement peut surveiller et évaluer l'efficacité des politiques de santé et des programmes de recherche.
Dialogue avec les parties prenantes
Le parlement a entre autre mission, de dialoguer avec les chercheurs, les professionnels de la santé et les citoyens pour comprendre leurs besoins et leurs préoccupations.
En s'intéressant ainsi à la recherche et à la santé, le parlement peut contribuer à améliorer la santé et le bien-être des citoyens, tout en renforçant l'économie et la sécurité sanitaire. C’est tout le vœux de la professeure Francine Ntoumi, un plaidoyer qu’elle mène de puis de nombreuses années déjà et qui commence à payer à force de persévérance.
L’un des combats de Francine Ntoumi est de pousser a jeune fille congolaise à s’intéresser aux sciences.

À cet effet, elle a créé la ‘’bourse scolaire Francine Ntoumi’’ qui participe de cette action.

Rappelons que Francine Ntoumi est une parasitologue congolaise de renom, spécialisée dans le paludisme et les maladies infectieuses.
Née à Brazzaville, elle est la fondatrice et présidente de la Fondation Congolaise pour la Recherche Médicale (FCRM) qu'elle a créée en 2008.

Ses principaux accomplissements sont le fruit d’un travail acharné.
Première femme africaine à diriger le secrétariat de l'Initiative Multilatérale sur le paludisme (2007-2010).
Professeure et chercheuse à l'Université Marien Ngouabi et à l'Université de Tübingen dans le sud-ouest de l'Allemagne, dans le Land de Bade-Wourtemberg. Tübingen est connue pour son université qui est l'une des plus anciennes et des plus prestigieuses d'Allemagne.
Membre de plusieurs comités scientifiques internationaux, dont le Global Health Scientific Advisory Committee de la fondation Bill et Melinda Gates.
Lauréate de plusieurs prix, dont le prix Kwame Nkrumah de l'Union africaine, le prix Georg Forster en Allemagne et le prix Christophe Mérieux en France.
Francine Ntoumi a également reçu la croix fédérale du Mérite allemand en 2022 pour son engagement en faveur de la science et de la coopération germano-congolaise.
Elle est considérée comme un modèle pour les femmes scientifiques en Afrique.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville