La capitale gabonaise abrite depuis le 21, jusqu'au 25 janvier 2026, la première édition de la CIPREF (Conférence Internationale de la Presse Francophone). Plus de 150 participants y prennent part, venus de 25 pays dont l’Afrique du Sud, 10 experts vont chacun faire une conférence sur une thématique spécifiquement liée à l’Intelligence Artificielle (IA). Le thème principal de cette première édition étant : « L’IA et son impact sur les Médias ».
La première édition de la CIPREF a ouvert officiellement ses travaux, le mercredi 21 janvier 2026 à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, dans la commune de Ntoum de la ville capitale gabonaise.

En effet, la cérémonie d’ouverture, qui s’est déroulée en présence du ministre de la Communication et des Médias, Germain Bihahodjow, de Madame la maire de la commune de Ntoum, Zéphirine Etotowa Ntoutoume, de Son Excellence Monsieur l’ambassadeur de France au Gabon, M. Fabrice Mauriès, du président du comité d’organisation de la CIPREF, Désiré Ename, du représentant de la fondatrice de l’UIL-BJ et des diverse délégations venues de différents pays francophone, et même, celle de l’Afrique du Sud.

Dans son mot de bienvenue, la maire de la commune abritant l’événement, a remercié les organisateurs, pour avoir choisi l’espace du déroulement de cette rencontre, qui révèle à coup sûr, un caractère international. S’appuyant sur les enjeux que démontre l’intelligence artificielle dans ce monde moderne en perpétuelle évolution. « Si l’intelligence artificielle offre des perspectives remarquables en matière d’innovation, de productivité et d’accès à l’information, elle fait également peser sur nos sociétés des risques réels. Ce qui suscite du reste une vision de progrès technologique maîtrisé, inclusif et porteur de sens », a-t-elle formulé.

Par ailleurs, dans son discours, le ministre de la Communication et des Médias, a ainsi souligné que « l’intelligence artificielle doit être utilisée avec une large ouverture, mais, avec un esprit plus critique. L’avenir des médias ne peut être pensé sans intelligence artificielle. Mais il ne saurait être construit sans responsabilité ni régulation. J’émets le vœu que les travaux de cette conférence débouchent sur des recommandations concrètes, utiles aussi bien aux décideurs publics qu’aux professionnels des médias, afin de bâtir un écosystème médiatique plus viable, plus libre et plus résilient », a-t-il souhaité vivement.
Représentant Madame Marie-Madeleine Mborantsuo, fondatrice de l’UIL-BJ, M. Ulrich Kamwa, directeur général de l’Institut Supérieur de Gestion et d’Economie Appliquée a, pour sa part, réaffirmé que « l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean est honoré et fière de contribuer à cette réflexion. Nous croyons fermement que la formation, la recherche et l’innovation doivent accompagner les transformations numériques, afin qu’elles servent le progrès humain et le développement durable », s’est-il exprimé.

Le président du comité d’organisation, quant à lui, a relaté que cette première trouvaille de la CIPREF se veut être un espace et un lieu de réflexion collective en ce qui concerne l’avenir du métier de journaliste à cette nouvelle ère du nouveau monde moderne, le numérique.
« La CIPREF est une invitation à penser ensemble l’avenir, à réinventer notre métier sans revenir, et à bâtir une presse francophone forte, crédible et résolument tournée vers le futur. J’invite chacun, durant ces travaux, à plus de lucidité, à l’audace, mais aussi, à une fraternité conséquente », a confirmé Désiré Ename.
Ainsi, après l’ouverture officielle desdits travaux, les participants ont suivi une conférence inaugurale animée par Dr Jean-Claude Nkou, stratège en communication et en transformation en IA et auteur du livre ’’L’IA et le journalisme en Afrique’’, expert originaire de la République du Congo.

Dans l’exposé de son thème, le conférencier a d’abord réfléchi sur le cadre général de la thématique de cette première édition, à savoir : « L’IA et son impact sur les Médias ». A travers ce thème, Jean-Claude Nkou a exploré comment l’IA redéfinit les pratiques journalistiques et les modèles économiques, et interrogé la place des médias dans cet écosystème automatisé.
Certes, l’enjeu est de comprendre comment l’IA redéfinit la valeur ajoutée du journaliste, et comment les rédactions peuvent s’adapter à un environnement de plus en plus automatisé, sans perdre leur mission de service public de l’information.

Ensuite, un bureau des travaux de la CIPREF a été constitué et mis en place. Après s’en est suivi la table ronde organisée sur le thème : « L’Intelligence artificielle, nouvel acteur de l’information : menace ou opportunité pour le journaliste francophone ? », animée par Georges Douguéli, journaliste à l’hebdomadaire ’’Jeune Afrique’’, Eveline Mengué A. Koung (directrice du Pool télévision de la CRTV (Cameroun) et Olivier Piot (Médias et Démocratie France).
Outre cette la table ronde, un atelier sur « Initiative aux outils de l’IA pour journalistes : rédaction assistée, veille intelligente et fack-cheking automatisé » a sanctionné cette première journée de la Conférence, animé par Melba Oldie Nzang Meyo du Gabon et Boursier Tchibinda, journaliste, communicant et spécialiste des Médias gabonais.

Il sied de signaler que les échanges, très riches et édifiant, ont permis aux participants de la première édition de la CIPREF de mieux saisir et comprendre les usages des nouvelles technologies, en posant les véritables fondements d’une réflexion éthique et professionnelle indispensable à la survie et à la crédibilité de la presse, à cette ère numérique.

A noter que, le but et l’objectif premier de la Conférence de la CIPREF est de réfléchir sur un modèle économique des médias adaptés. Dans un monde en perpétuelle mutation, la presse francophone fait face à des nouveaux défis technologiques, économiques et sociaux. La CIPREF, Conférence Internationale de la Presse Francophone, réunit les acteurs clés pour analyser les grandes mutations du secteur journalistique, afin de partager des solutions innovantes puis construire une information responsable et durable.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville