Alain Akouala et Barbara Massékéla parlent du rôle joué par le Congo dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud

L’ancien ministre de la Communication chargé des relations avec le Parlement Porte-parole du Gouvernement congolais Alain Akouala et Barbara Massékéla, sœur du célèbre saxophoniste Hugh Massékéla, ancienne Ambassadeur de l’Afrique du Sud à Paris ont parlé, lors de la célébration du 80ème anniversaire du Président Thabo Mbeki samedi 18 juin en Afrique du Sud du rôle crucial joué par le Président Denis Sassou N’Guesso et son pays dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.

Barbara Massékéla qui a vécu pendant 27 ans en exil, a affirmé à l'ancien ministre congolais que dans les années de lutte contre l'apartheid, Nelson Mandela l’avait envoyée rencontrer le Président Denis Sassou N’Guesso.

Elle a confirmé que le Congo a joué un rôle crucial dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud.

On rappelle que le mois de février de chaque année est devenu, depuis 1990, un moment d’ambiance festive mémorable, non seulement sur le sol sud-africain, mais aussi dans tous les pays épris de paix et liberté parce qu’il vit la libération du héros de la lutte contre l’apartheid qui a marqué la fin du régime raciste.

Une libération rendue possible grâce à la contribution remarquable du continent africain, du Congo et de son Président, Denis Sassou N’Guesso qui, durant son premier mandat à la tête de l’OUA - actuellement UA (Union africaine) -, incita ses pairs à mener un « combat emblématique » contre la ségrégation raciale pratiquée à l’époque en Afrique du Sud.

Au plan diplomatique, le Congo organisa une conférence internationale - négociations quadripartites entre Cuba, l’Angola, l’Afrique du Sud sous la médiation des Etats-Unis - ayant débouché sur la signature, le 13 décembre 1988, du Protocole de Brazzaville qui a ouvert la voie à la libération des pays de l’Afrique australe et à la fin de l’apartheid.

Le document qui mit fin à une longue guerre entre Angolais, Cubains et Sud-africains, avait donné lieu, le 22 décembre de la même année, à New York, à la conclusion d’un accord de paix entre ces parties. Il en résulta plusieurs retombées du fait, entre autres, des sanctions internationales prises contre le régime raciste sud-africain.

Informé des efforts déployés par le Congo pour parvenir à l’accord de Brazzaville, et dans le but de rendre hommage à la part que le pays y avait prise, le président George Bush père invita officiellement son homologue congolais à effectuer une visite d’Etat aux Etats-Unis.

En partance vers le continent américain, une nouvelle surprenante fut annoncée aux personnes à bord de l’avion : « Nelson Mandela venait d’être libéré ».

Un an plus tard, soit le 11 février 1991, Nelson Mandela était arrivé à Brazzaville où il célébra sa libération aux côtés du chef de l’Etat congolais, à qui il rendit hommage ainsi qu’à son peuple pour leur soutien multiforme à la cause de la libération de l’Afrique australe.

Au regard du rôle joué par le Congo, des voix s’accordent en Afrique et partout dans le monde à dire que Brazzaville a occupé la place de fer de lance dans la lutte contre l’apartheid et la libération du plus célèbre prisonnier politique du siècle passé, Nelson Mandela, symbole de la paix et du pardon.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo-Brazzaville .

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