France – Dossier Parfait Kolelas : L’institut médicolégal exige de la famille d’enterrer le défunt avant le 7 décembre

Dans une correspondance signée de Jean-François Michard, directeur adjoint de l’institut médicolégal de Paris, adressée à madame Gloria Stella Kolelas, fille de Parfait Kolelas, en date du 22 novembre 2021, l’institut médicolégal demande à la famille, d’organiser l’inhumation ou la crémation du défunt au plus tard le mardi 7 décembre. Passé ce délai, il se verra dans l’obligation de faire organiser l’inhumation par la mairie du lieu du décès.

Cette lettre dont copie à été adressée à Nathalie Kolelas, épouse de Parfait Kolelas, vient sonner comme un ultimatum et pousse la famille à organiser les obsèques dans la précipitation.

L’obligation d’inhumer leur laisse très peu de temps, l’essentiel du temps étant passé à s’invectiver et à se contredire les uns les autres, pour des buts inavoués au résultat quasi nul, puisque toute honte bue, tous repartent à la case départ.

La famille disséminée au quatre coins du monde, multiplie d’ailleurs réunions et contacts, affine les points de vue, pour organiser les obsèques entre le 1er et le 3 décembre, dans l’intimité familial.

Bientôt huit mois que Guy Brice Parfait Kolelas est décédé et il restait à ce jour sans sépulture, comme si, après l’avoir fait charcuter sous toutes les coutures pour des expertises et contre expertises aux fins de rechercher la vérité d’un empoisonnement, ceux qui se complaisaient à le momifier, voulaient réécrire le mythe de Sisyphe.

Dans la culture Kongo, laisser un corps sans sépulture, c’est le vouer à la damnation. Serait-ce alors le but recherché par ceux qui à travers les débats procéduraux, ont retardé l’enterrement sans raison véritable, dans un acharnement inhumain, sinon le moyen d’exister, de se faire entendre, voire de se faire importants.

Dire que certains ayant-droit de Guy Brice Parfait Kolelas ont descendu bien bas un nom qui auprès des congolais, a toujours été auréolé du prestige dont l’avait couvert le patriarche Bernard Bakana Kolelas qui a dû s’incommoder dans sa tombe.

Pour Guy Brice Parfait Kolelas, l’expression « repose en paix » aura enfin tout le sens qui lui est dévolu.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

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