Brazzaville : la tension est un peu montée d’un cran ce soir

La police anti-émeute congolaise a dispersé à coup de grenades lacrymogènes près de 200 personnes rassemblées autour d'un bureau de vote du sud de Brazzaville qui insistaient pour entrer afin d'assister de près au dépouillement des urnes.

Vers 18h30 heure, plusieurs dizaines de policiers lourdement armés ont tiré une dizaine de grenades lacrymogènes et pourchassé brièvement ces jeunes partisans du candidat d'opposition Guy-Brice Parfait Kolélas, surexcités, qui ont entonné des chansons à la gloire de leur leader jusqu'à ce qu'ils évacuent les lieux.

A l’heure actuelle, la situation est redevenue calme.

Des véhicules blindés avec canons à eau sont positionnés. Toute la journée d'ailleurs et dans les quartiers.

Malgré cette bavure policière, la population a voté dans la sérénité, il y avait du monde dans les bureaux de vote de la capitale.

Le président de la CNEI, Henri Bouka, suspecté de faire la volonté du pouvoir, a décidé que le dépouillement se fasse en présence des électeurs qui le souhaitent et des délégués des candidats.

Il faut préciser tout de même que toutes les communications étaient coupées et le seront encore jusqu’à lundi. Il est donc pour le moment très difficile de savoir, depuis Brazzaville, comment s’est déroulé le scrutin, dans les autres villes, dans l’intérieur du pays.

Edwige KISSINGER

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