Présidentielle 2016 : Michel Mokoko décide de faire des étincelles

A deux jours de la fin de la campagne électorale au Congo-Brazzaville, le candidat indépendant à la présidentielle du 20 mars prochain, le général Jean-Marie Michel Mokoko, invité ce mercredi sur les antennes de RFI, a décidé à faire des étincelles.

Répondant avec autorité à la question du confrère de la radio mondiale : Comment réagirez-vous si les autorités proclament la victoire du sortant Sassou-Nguesso ?, la réponse du général candidat a été radicale et catégorique : «J’appellerai le peuple à prendre ses responsabilités, parce que sa victoire aura été volée ».

«Je suis confiant. Si nous réussissons, au niveau de tous ceux qui sont pour l’alternance démocratique dans notre pays, à mutualiser nos efforts pour sécuriser les résultats de ce scrutin, bon, je pense que j’ai mes chances », a martelé le candidat indépendant qui compte mener la chasse aux plus nantis du pays une fois élu au soir du 20 mars 2016.

Jean-Marie Michel Mokoko, ancien chef d'état-major au Congo, ancien chef de mission en Centrafrique, n'a pas de parti, mais un long parcours derrière lui.

Affectueusement appelé « Moïse » par ses fanatiques, le général candidat compte les jours, même si sa foi chrétienne laisse entrevoir que Moïse n’a jamais vu la terre promise.

Dans un pays en pleine mutation, dont la transformation n’est pas seulement portée par ses chiffres de croissance économique mais, aussi, par des réformes de fond et des chantiers engagés, le président sortant, Denis Sassou Nguesso, qui n’a jamais perdu une élection depuis son retour au pouvoir en 1997, croit dur comme fer qu’il va conserver  son tapis rouge et le gros trousseau des clés du palais du peuple le 20 mars prochain.

Ce dimnche, le peuple congolais est appelé à élire le premier président de la Nouvelle République. Neuf candidats sont en lice dont une femme.

Aurélie ISSIMBA

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