Comment le PCT se prépare pour la présidentielle de 2021

Cela fait des mois qu'il guette. Comme un chasseur patient, il attend sans bruit, avec confiance et sérénité. Il sait très bien que l’opposition est à bout de souffle et qu'un jour, cette faille, amènerait vers lui quelques militants en plein doute. «En politique, tout est possible».

Le secrétariat permanent du comité du Parti congolais du travail (PCT, parti au pouvoir) du sixième arrondissement de Brazzaville, Théophile Adoua a échangé, le week-end dernier, avec ceux des quartiers 63 Texaco et 66 Champs de tirs, autour de la gestion des organes internes et des enjeux de la prochaine présidentielle.

Au-delà de s’imprégner du bon fonctionnement de ses instances, l’objectif principal du Comité du PCT de Talangaï était de mieux redynamiser le parti, de bien le structurer afin de préparer et garantir la victoire à la grande échéance électorale qui pointe déjà à l’horizon.

«Nous sommes venus aussi dire à nos membres et sympathisants que dans moins de deux ans, nous irons à une grande échéance, l’élection présidentielle. Et qu’au niveau de Talangaï, son fief, le PCT doit se préparer et améliorer ses méthodes de travail pour que nous soyons rassurés qu’une fois de plus, la victoire sera de notre côté », a déclaré Théophile Adoua.

Désormais l'heure est donc à l’occupation du terrain jusqu’en 2021. Le scénario tient en trois mots : mobiliser, convaincre et gagner l’opposition totalement fragilisée, divisée et en quête de leadership.

Le PCT espère aussi ramener, dans son giron, quelques déçus des leaders de l’opposition qui peinent à s’unir autour d’un idéal ou projet commun.

Ça bouge déjà et cela va bouger encore au Congo-Brazzaville car l’effervescence politique notée ces derniers temps ira crescendo au fur et à mesure que l’on s’approche de l’élection présidentielle de 2021, notamment avec l’explosion des ambitions personnelles des responsables de formations politiques, chacun ayant son petit agenda caché.

Germaine MAPANGA / Les Echos du Congo Brazzaville