Congo – Affaire Global Witness : L’ONG a-t-elle voulu faire chanter Claudia Sassou-N’guesso ?

Global Witness a cru utile de déverser sur son site internet des informations, plutôt des rumeurs sur un supposé achat, par Claudia Sassou-N’guesso, d’un appartement aux États Unis. S’appuyant essentiellement sur des suppositions calculées, dont le but est de nuire et de ternir l’image de Claudia Sassou-N’guesso, de son père, le chef de l’Etat congolais et, partant, celle du Congo, l’ONG anglaise s’est volontairement versée dans le sensationnel et la recherche du profit.

Global Witness a cru utile de déverser sur son site internet des informations, plutôt des rumeurs sur un supposé achat, par Claudia Sassou-N’guesso, d’un appartement aux États Unis. S’appuyant essentiellement sur des suppositions calculées, dont le but est de nuire et de ternir l’image de Claudia Sassou-N’guesso, de son père, le chef de l’Etat congolais et, partant, celle du Congo, l’ONG anglaise s’est volontairement versée dans le sensationnel et la recherche du profit. C’est une tradition pour les ONG et les médias occidentaux : ils choisissent toujours des moments précis pour détourner l’attention des Congolais sur l’essentiel. En effet, pendant que les Congolais attendent avec espoirs la conclusion des négociations entre le Gouvernement et le FMI (Fonds Monétaire International), cette ONG a sorti de son torchon, une histoire sans tête sur la fille du président de la République, Claudia Sassou-N’guesso, à qui elle attribue sans preuve, l’achat d’un appartement aux Etats Unis.

Il n’y a pas de doute, l’ONG Global Witness a choisi si ce n’est pour confirmer son camp : celui des détracteurs de la République du Congo. En effet, sur son site internet, Global Witness a publié un texte kilométrique dans lequel elle tire au vitriol sur Mme Claudia Lemboumba Sassou-N’guesso, en l’accusant d’avoir acquis un « appartement de luxe » dans le complexe résidentiel et hôtelier de Donald Trump appelé « Trump Tower ».

Consciente de la fausseté qu’elle choisit, paradoxalement, de mettre sur la place publique, Global Witness formule ces allégations au conditionnel. La preuve patente que les fameux enquêteurs de l’ONG n’ont pas enquêté. C’est là où les observateurs avertis ne comprennent pas et se demandent bien, comment expliquer qu’une ONG qui se prend pour une donneuse de leçons aux pays africains, notamment, pouvait si facilement et rapidement se laisser verser dans le sensationnel, si elle ne répond pas à un agenda caché ?

Car, sans disposer d’éléments concrets susceptibles de donner une caution de vérité à ce qu’elle a publié, sans avoir entrepris une enquête et en dépit de l’universelle liberté d’expression, l’ONG Global Witness n’était pas en droit de publier des insinuations, des suppositions, puisqu’en la matière il était question pour elle de prouver ce qu’elle a affirmé.

Pour avoir failli à cette règle élémentaire, l’ONG qui s’arroge le rôle de lutter contre la corruption s’est rendue coupable de diffamation, une atteinte à la déontologie du journalisme, une faute grave, condamnable en justice.

Il est évident que Global Witness a conclu avant d’enquêter. C’est l’envers de toute démarche sérieuse visant à faire éclater la vérité. Et, cela ne peut pas être considéré comme une erreur, loin s’en faut. La démarche de Global Witness permet de comprendre que la nature de la parodie, c’est-à-dire, le contenu imaginé du texte cache mal les intentions de cette ONG, de s’enrichir sur le dos de sa victime, qu’elle soumet, nuit et jour, à l’envie, de la faire chanter.

Global Witness, ‘’Le Témoin du monde’’, pour ce qui semble être la traduction de son titre en Français, n’avait pas de raisons suffisantes pour un témoignage qu’elle devait considérer comme vrai, alors qu’elle n’avait pas suffisamment de preuves. Si on peut débattre légitimement de l’interprétation des faits, de l’angle sous lequel on peut voir la réalité, on admet tout de même que la base d’une saine discussion démocratique est de s’entendre sur la matérialité de certains faits avérés.

Comment une ONG qui se respecte peut-elle publier sur son site une information non vérifiée et songer, par la suite, aux appels de l’entourage de la personne diffamée, aux fins de confronter les sources d’information ? Cette publication faite de façon péremptoire et ciblée, démontre, à suffisance la volonté de nuire de l’ONG Global Witness. C'est une tactique, maladroitement utilisée pour se faire les poches, à partir de cette publication. Une fake news, sensationnelle, diffusée sous le couvert de reportages honteusement reprise par les fervents de l’intox et de la diffamation, tels rfi.fr et africanews. Dire qu’ils se prennent pour des grands médias du monde. Pitié !

L’ONG Global Witness a cru convaincre en faisant ainsi. Mais, elle s’est enfarinée, en mettant les charriots avant les bœufs : publiée une fake-news et entreprendre l’enquête auprès des proches de la personne incriminée. Une irresponsabilité de la part de l’administration de Global Witness qui croit, par de-là infantiliser le public.

Claudia Sassou Nguesso n’a jamais acheté un appartement à Trump Town. A l’ONG Global Witness et ses complices relayeurs de savoir qu’en journalisme, les faits sont sacrés, le commentaire, libre. En outre, la justice n’enquête que sur les éléments matériels et non sur un appartement imaginaire ?

Il est difficile de penser que Global Witness n’ait été guidée, en mettant la charrue avant les bœufs dans la publication de ses insinuations sur Claudia Lemboumba Sassou N’Guesso, que par le goût du scoop. A coup de maladresses, de traitements calculé et sans recul, de mauvaise chasse au scoop, de vérifications insuffisantes, de publication d’informations erronées, le site de Global Witness et l’administration de l’ONG ont érodé la crédibilité de l’ensemble de la profession et contribué, hélas, à la mal-information, y compris en digérant mal des publications scientifiques, via une vulgarisation hasardeuse.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville