Congo – Gouvernement : Le premier ministre présente le programme d'action de son gouvernement devant les députés

Congo – Gouvernement : Le premier ministre présente le programme d'action de son gouvernement devant les députés

Le Premier ministre, chef du gouvernement, Clément Mouamba a présenté aux députés le 16 novembre à Brazzaville, le programme d’action de l'exécutif s’étalant sur cinq ans (2018-2022) et axé principalement sur la formation et la diversification de l’économie.

S’agissant de la formation, a-t-il indiqué, il importe de donner la priorité au capital humain renforcé en volume et en qualité, touchant tous les sous-secteurs du système éducatif, de l’éducation de base à l’enseignement supérieur, en passant par la formation qualifiante et professionnelle.

Les efforts engagés avec les partenaires seront poursuivis, a-t-il ajouté, pour la mise en œuvre des programmes de formation par la mobilisation des organismes et agences spécialisés dans les métiers de l’artisanat, du bois, du tourisme, de l’hygiène, de l’environnement, du bâtiment et du génie civil.

« (…) Face au lancinant problème de l’équipement des écoles, l’opération 100.000 tables-bancs, qui a commencé cette année, se poursuivra sur cinq ans. L’achèvement des travaux de construction de l’université Denis Sassou N’Guesso et la construction du lycée interdépartemental de Pointe-Noire et du Kouilou s’inscrivent dans ce cadre », a déclaré Clément Mouamba.

S’agissant de la diversification de l’économie, le Premier ministre a noté qu’il était nécessaire de mettre un accent particulier sur l’agriculture et autres secteurs en valorisant les dotations factorielles dont dispose le Congo dans les secteurs miniers et forestier, les nouvelles technologies de l’information et de la communication, l’économie numérique, le tourisme, les petites et moyennes entreprises, l’artisanat et le foncier.

Par ailleurs, a-t-il déclaré en substance, l’amélioration de l’offre de soins de qualité, avec la mise en service des hôpitaux en construction, reste une priorité pour le gouvernement.

« La mise en place du programme national de solidarité portant sur les transferts sociaux monétaires de type Lisungi, au bénéfice des ménages pauvres et vulnérables et l’expérience des cantines scolaires se poursuivront », a-t-il précisé.

Le champ social, a-t-il rappelé, comporte de nombreuses actions initiées par le gouvernement et qui continueront d’être mis en œuvre dans les domaines de la protection de la femme, y compris la veuve, de l’enfant, de la fille vulnérable, des violences faites aux femmes, des personnes vivant avec handicap et des populations autochtones qui doivent s’affranchir des brimades d’un autre temps.

Clément Mouamba a insisté sur la nécessité pour le gouvernement de procéder aux réformes à la Société nationale des pétroles du Congo ; à la Société nationale d’électricité ; à la Société nationale de distribution d’eau et à Congo Télécom. De même, qu’il a reconnu les efforts que le gouvernement est en train de fournir pour la mise en chantier de la zone économique spéciale de Pointe-Noire, avec son potentiel en emplois directs estimé à 100.000 travailleurs.

Le Premier ministre a annoncé à la représentation nationale la nécessité de réduire le train de vie de l’État à tous les niveaux, avant d’ajouter que le Congo est en discussion avec le FMI dans la perspective de la conclusion d’un programme de sortie de crise.

« La mise en œuvre de ce programme permettra d’accélérer les mesures d’ajustement interne mises en chantier par le gouvernement et ouvrira la scène à d’autres qui, somme toute, vont favoriser la sécurisation de la recette et la rationalisation de la dépense, les appuis budgétaires et le traitement d’une dette insoutenable », a-t-il martelé.

Clément Mouamba a indiqué qu’à travers les différents textes de loi qui seront soumis aux députés, pendant les cinq ans, se traduit la volonté du gouvernement de transformer l’essai afin de renouer durablement avec la croissance inclusive. « Plus tôt nous agirons, plus vite nous atteindrons nos objectifs. Certaines mesures seront d’effets immédiats et d’autres d’effets induits dans la durée », a-t-il conclu.

Bertrand BOUKAKA/Source Adiac