Elu dès le premier tour avec une très large majorité au scrutin des 12 et 15 mars dernier, le Président a été plébiscité par le peuple congolais tout entier avec 94,90% des voix exprimées. L’investiture et la prestation de serment de ce lui qui va présider aux destinées de la République du Congo, pour un mandat de 5 ans s’est déroulée ce jeudi 16 avril 2026 au stade de l’Unité du complexe sportif la Concorde de Kintélé. En présence de plusieurs chefs d’Etat et des représentants, qui ont rehaussé de leur présence à cette événement grandiose et d’une participation magistrale et massive des forces vives de Brazzaville et des citoyens de la commune de Kintélé.

Dans un stade plein à craquer, avec plus des 60.000 places assises, le chef de l’Etat congolais, le nouvel élu, Président de la République a fait vibrer le stade dès son arrivée sur les lieux. Une célébration d’investiture grandeur nature, qui a rassemblé, les filles et fils du Congo dans une même ferveur, celle de l’unité, de la concorde et du patriotisme. Sous les regards envieux et admiratifs de ses homologues d’Afrique et de partout à travers le monde.
En effet, à l'occasion de l’investiture puis de la prestation de serment du Président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, le président de la Cour constitutionnelle, Auguste Iloki, ouvrant l'audience solennelle a d’emblée prié le greffier en chef de procéder à la lecture du procès-verbal de constatation des résultats provisoires et définitif de l'élection présidentielle des 12 et 15 mars 2026.

Ayant été déclaré élu avec 94,90% des suffrages exprimés, le Président Denis Sassou-N’Guesso devait prêté serment le 16 mars 2026, ce jour donc, devant la nation congolaise et la communauté internationale.
Devant les 9 juges de la Cour constitutionnelle, le Président de la République, debout, la main levée et la pomme ouverte, a en fait prêté serment, jurant ainsi « de respecter la Constitution et de ne pas trahir le peuple ».
En outre, l’heureux élu a notamment « remercié le peuple de lui avoir renouvelé sa confiance, et a promis de ne pas le trahir durant ce nouveau quinquennat, ce nouveau mandat qu’il place sous le signe de l’accélération de la marche vers le développement. Accélération visant à intensifier les efforts déjà engagés pour moderniser le pays. L’un des axes majeurs repose sur la diversification économique, dans un pays encore largement dépendant des ressources pétrolières. L’objectif affiché est de développer d’autres secteurs comme l’agriculture, l’industrie et les services, afin de rendre l’économie plus résiliente face aux fluctuations des marchés mondiaux, internationaux.

C’est ainsi que, dans cette dynamique, les infrastructures occupent une place centrale. Le pouvoir entend poursuivre la modernisation du réseau routier, améliorer l’accès à l’électricité et à l’eau potable, et renforcer l’attractivité des centres urbains tout en favorisant le développement des zones secondaires. Ces efforts s’inscrivent dans une vision plus large de transformation du territoire, avec l’ambition de réduire les déséquilibres entre les différentes régions du pays.
La question de l’emploi, notamment celui des jeunes, constitue également un enjeu crucial. Avec une population majoritairement jeune, le défi consiste à créer des opportunités durables à travers la formation professionnelle, le soutien à l’entrepreneuriat et l’encouragement des initiatives locales. La réussite de ces politiques dépendra en grande partie de la capacité du futur gouvernement, dont la formation a été annoncée, à mettre en œuvre des réformes efficaces et à assurer une gestion rigoureuse des ressources publiques.

Cependant, les défis demeurent obligatoires. La situation économique reste fragile, marquée en conséquence, par une dépendance persistante aux hydrocarbures et un niveau d’endettement qui limite les marges de manœuvre de l’État. À cela s’ajoutent les questions de gouvernance, notamment la nécessité de renforcer la transparence, de lutter contre la corruption et d’améliorer l’efficacité des institutions. La cohésion sociale représente un autre point d’attention, avec des attentes fortes en matière de réduction des inégalités et d’accès équitable aux services de base.
Au-delà du caractère cérémoniel, ce mandat apparaît comme une étape décisive. Il s’inscrit dans une continuité politique marquée, mais se trouve confronté à une exigence croissante de résultats concrets. La capacité à transformer les engagements en réalisations tangibles sera déterminante pour répondre aux aspirations de la population et inscrire durablement le Congo dans une dynamique de développement.
Par ailleurs, pour ce nouveau mandat de cinq (5) ans, qu’il entame dès aujourd’hui et ce, jusqu’en 2031, le Président Denis Sassou-N’Guesso, outre la jeunesse, qui le préoccupe particulièrement, place également la femme, au cœur d'un "Pacte Social" spécifique, articulé autour de la continuité des acquis et du renforcement de la représentativité politique.

Ainsi, les points clés qui définissent cette orientation sont les suivants :
Le "Pacte Social" entre les femmes et le Président : lors de la Journée internationale des droits des femmes en mars 2026, un mémorandum intitulé : « Ensemble pour un pacte social entre les femmes du Congo et leur futur président » a été officiellement présenté.
Ce document sert de feuille de route pour le quinquennat et repose sur :
La justice sociale et l'égalité des chances : Une volonté d'intégrer davantage les femmes dans les circuits économiques formels.
La redevabilité : Les organisations féminines demandent des actions concrètes et mesurables, rompant avec les simples promesses de campagne.

L'objectif de représentativité (Le quota de 30 %) est l'un des enjeux majeurs de ce mandat est l'application effective de la loi sur la parité. Revendication forte : Les femmes congolaises exigent le respect du quota légal de 30 % de représentativité au sein du gouvernement, du parlement et des instances de décision locales.
Mécanismes de sanction : Le Conseil consultatif de la femme plaide pour l'instauration de sanctions contre les institutions ou partis politiques qui ne respecteraient pas ce quota lors des nominations ou des investitures.
Le Plan National de Développement (PND) 2022-2026, qui se poursuit sous ce mandat, met l'accent sur : La sortie de l'informel : Actuellement, environ 70 % de la main-d'œuvre agricole est féminine, mais l'essentiel de cette activité reste précaire. Le gouvernement s'est engagé à renforcer l'accès au crédit et à la protection sociale pour ces travailleuses. Ce qui constitue une véritable autonomisation économique.

L'entrepreneuriat : Des programmes spécifiques sont encouragés pour inciter les femmes à créer des Activités Génératrices de Revenus (AGR) dans les zones urbaines comme Brazzaville et Pointe-Noire.
En définitive, si le précédent mandat a permis de poser des bases législatives (Loi Mouébara), ce nouveau mandat est présenté par les autorités comme celui de "l'action concrète". Les femmes ne se contentent plus d'un rôle symbolique mais se positionnent comme des partenaires contractuelles via le pacte social de 2026.

La cérémonie d’investiture et de prestation de serment du Président Denis Sassou-N’Guesso a en effet illustré une dimension diplomatique et symbolique de ce nouveau quinquennat, le 5e mandat consécutif. C’est en présence des forces vives du pays, très enthousiasmées et de plusieurs dirigeants politiques des pays frères que le Président de la République, chef de l’Etat a été investi. Avec les 21 coups de canon et la parade militaire sanctionnant ledit événement. Cette investiture a été un moment solennel et une vraie fête populaire qui restera gravé dans les annales de l’histoire politique de notre pays.
Reportage : VALDA SAINT-VAL / Les Echos du Congo-Brazzaville