Lors de son investiture, le jeudi 16 avril 2026 au complexe sportif la Concorde de Kintélé, Denis Sassou-N’Guesso a promis de traduire dans les faits et de concrétiser tous les engagements pris devant son peuple pendant les périodes de campagne électorales. Jurant de faire respecter la Constitution et de rester fidèle à ses principes cardinaux, il dévoile en outre son projet de société « Accélérons la marche vers le développement », en un programme de gouvernance qui met un accent particulier sur la paix, la femme, la jeunesse, les infrastructures de base. La cérémonie d’investiture s’est déroulée devant une foule immense des forces vives de la Républiques, les corps constitués nationaux et le corps diplomatique accrédité en République du Congo, des chefs d’Etats, des représentants des pays d’Afrique et d'anciens chefs d'Etat du monde.

Dans une mobilisation titanesque et millimétrée, le comité ou la commission d’organisation de la cérémonie d’investiture du Président de la République a non seulement été un événement politique solennel, mais, a été plutôt, une grande communion entre un peuple et son chef. Ainsi, Denis Sassou-N’Guesso a une fois de plus réitéré son engagement et son dévouement à la cause de son peuple, qui l’a élu, réélu, qui lui a plutôt fait un plébiscite total, lui octroyant 94,90% des suffrages exprimés, ceci au premier tour du scrutin de mars 2026 dernier. Le taux de participation ayant été de 84,99%.
En effet, dans sa prestation de serment, en face de ses compatriotes et de la communauté internationale, témoin, celui, qui désormais conduira les destinées de la République pendant un mandat de 5 ans, se dit optimiste e déterminé.

« Devant la nation et le peuple congolais, moi, Denis Sassou-N’Guesso, Président de la République, jure solennellement de respecter et de faire respecter la Constitution », telle est la formule consacré que le nouveau chef d’Etat a prononcé lorsqu’il a prêté serment.
Par ailleurs, dans son discours d’investiture, Denis Sassou-N’Guesso a dans sa verve habituelle, de haute empreinte politique, a évoqué certains impératifs et les contraintes de l’heure.

« Les défis sont économiques, mais les exigences demeurent les mêmes. Aucun pays ne peut vivre en autarcie. L'Afrique comptera 2,5 milliards d'habitants à l'horizon 2050, majoritairement jeunes, qui faudra nourrir, soigner, éduquer. Présentement, près de 600 millions d'habitants n'ont pas accès à l'électricité, lorsqu'on sait quelles sont les conditions de développement. C'est pourquoi je réitère ma foi dans toutes les initiatives et tous les projets qui procèdent du panafricanisme économique. Je réaffirme ma foi dans le multilatéralisme, au moment où l'humanité fait face à de multiples incertitudes et de graves menaces susceptibles de mettre en danger et d'hypothéquer durablement la paix dans le monde », a-t-il déclaré.

Le Président de la République, chef de l’Etat, à peine installé sur son trône de commandement pour son nouveau mandat, donc son quinquennat, a fait un rappel historique, de grande valeur et de portée hautement politique.
« Le scrutin du 15 mars 2026 consacre trois principaux vainqueurs : primo, la Paix ; secundo, la Démocratie puis tertio, le Peuple.
S’agissant de la Paix, le peuple, qui a fait le choix de la continuité et rejeté le cycle des troubles socio-politiques, reste fermement attaché à la paix. Voilà pourquoi, en cette solennelle occasion, je réaffirme ma détermination à faire que la paix devienne un acquis irréversible pour notre pays. Je confirme, par la même occasion, ma disponibilité pour accomplir des missions de paix et de conciliation en Afrique et ailleurs dans le monde.

Le scrutin du 15 mars 2026 est également une victoire pour la Démocratie dès lors qu’il contribue au raffermissement du pluralisme politique et au renforcement de nos processus électoraux. C’est pourquoi, je félicite les forces politiques qui, face aux divergences partisanes et à bien d’autres dérives attentatoires à la paix et à la cohésion nationale, ont plutôt privilégié l’intérêt supérieur de la Nation.
Enfin, le grand artisan de cette victoire est le Peuple qui vient de franchir ce cap majeur de sa vie politique. Le peuple congolais est de bonne foi et la bonne foi induit la conformité de l’acte à la parole et de la parole à la vie intérieure. Je mesure le poids de la responsabilité issue de la confiance que le peuple m’a faite. L’engagement que je prends aujourd’hui devant la Nation et la Communauté internationale, est de ne jamais trahir ce peuple qui s’est mobilisé pour m’honorer et me renouveler sa confiance », a-t-il rappelé.

« Je tiens à dire : que l’élection présidentielle est terminée ; que je suis le Président de tous les Congolais, sans exception ; qu’il nous faut continuer de construire ensemble notre cher et beau pays, le Congo et accélérer la marche vers le développement. Dès lors, je m’engage à ne ménager aucun effort dans la prise en mains des principaux challenges du développement de notre pays », a fait savoir Denis Sassou-N’Guesso.
Evoquant les différents projets de société proposés au peuple congolais, le Président fait une énumération et vante les prouesses de ceux-ci : « De ’’La Nouvelle Espérance’’ à ’’Ensemble poursuivons la marche’’, en passant par ’’Le Chemin d’Avenir’’ et ’’La Marche vers le Développement’’, le Congo s’est progressivement transformé. Nous avons restauré l’autorité publique, en respectant le principe de l’Etat de droit et du droit de l’Etat. Nous avons consolidé la paix, renforcé la cohésion nationale et nos institutions. Nous avons assuré la sécurité sur l’ensemble du territoire national ».

« Au regard de ces acquis et de vos nombreuses préoccupations recensées avant et pendant la période électorale, j’ai jugé utile et opportun de vous proposer un Projet de société intitulé : ’’ L’accélération de la marche vers le développement’’. La poursuite de la construction d’un Congo uni, ambitieux, innovant et prospère se fera à travers dix actions prioritaires.
Il s’agira : de mobiliser des ressources financières publiques additionnelles ; d’accroître l’investissement dans le capital humain ; d’amplifier la lutte contre les comportements déviants des agents de l’Etat ; de redynamiser l’économie nationale ; de prioriser l’Agriculture au sens large et l’industrie ; de créer des emplois en plus grands nombre ; de poursuivre le déploiement des infrastructures de base et de développement ; de promouvoir la recherche scientifique, l’innovation technologique et le progrès technique ; d’approfondir les droits sociaux et de préserver un environnement sain pour la population », a réaffirmé Sassou-N’Guesso.

Avec la même ambition et pragmatisme de panafricaniste avéré, il a « insisté sur l’intégration sous régionale : la République du Congo doit renforcer sa vocation de pays de transit, en s’appuyant sur les infrastructures de base, à l’instar du corridor de développement n°13 dans son tronçon Ouesso-Impfondo-Gouga frontière RCA ; du Pont route-rail reliant Brazzaville à Kinshasa dont les travaux débuteront au cours de ce quinquennat ; du Chemin de Fer Congo-Océan (CFCO) dont la modernisation apportera un coup d’accélérateur à la diversification de l’économie ; des aéroports internationaux reliant le Congo au reste du monde ; des ports maritimes et fluviaux qui alimentent le Congo et son hinterland en biens et services, affirmant sa vocation de pays de transit. Avec ces infrastructures, le Congo se connecte progressivement à ses voisins et devient un véritable hub commercial et touristique intra-africain au rendez-vous de la Zone de Libre Echange Continentale Africaine (ZLECAF) ».

Outre la jeunesse, la femme congolaise aussi occupe une place prépondérante dans le programme de développement du Président de la République.
« Aux femmes, j’accorderai une attention toute particulière durant ce nouveau mandat, comme il en a toujours été le cas. Je prendrais véritablement en compte vos doléances exprimées dans le Pacte social du 8 mars 2026, qui résume vos aspirations légitimes autour de la Justice sociale, l’Egalité des chances, la Responsabilité partagée et la Redevabilité mutuelle », a-t-il rassuré.

« Je voudrais rappeler le fait que le monde est confronté à plusieurs défis, notamment celui des changements climatiques. Dans le secteur environnemental, j’afficherai la même détermination à consolider la place de notre pays dans les tranchées avancées de la lutte contre les dérèglements climatiques. De nos jours, les défis sont économiques mais les exigences demeurent les mêmes. Aucun pays ne peut vivre en autarcie. L’Afrique comptera deux milliards cinq cent millions d’habitants à l’horizon 2050, majoritairement jeunes qu’il faudra nourrir, soigner et éduquer. Présentement, près de 600 millions d’habitants n’ont pas accès à l’électricité lorsqu’on sait qu’elle conditionne le développement », a expliqué Denis Sassou-N’Guesso.

« Au terme de mon propos, permettez-moi de dire qu’en ce jour où je suis investi de la haute charge de l’Etat, je pense d’abord et avec émotion, au Congo, notre pays. Peuple congolais résilient, souviens-toi de conserver une âme toujours éclairée devant les aspérités des difficultés et des obstacles. Allons de l’avant avec encore plus d’audace. Tu as raison d’espérer non pas parce que l’espérance est la dernière des déesses, mais parce que le seul espoir qu’on puisse avoir, c’est soi-même. Guidés par le triptyque de notre belle devise Unité-Travail-Progrès, la boussole qui oriente notre action, bien ancrée dans le solide boitier de la paix, engageons-nous résolument dans la marche accélérée vers le développement, pour que : vive la République ! Vive le Congo », a-t-il affirmé, concluant son propos d’investiture.
VALDA SAINT-VAL/Les Echos du Congo-Brazzaville