Brazzaville est sous le choc. Une jeune femme d’environ 20 ans a été retrouvée sans vie dans la matinée du 2 septembre dans la rue Mabombo, au quartier Moutabala, dans le 7e arrondissement de Mfilou. Quelques heures seulement auparavant, selon les témoignages de ses proches, elle aurait été impliquée dans une altercation avec un homme.
Que s’est-il réellement passé entre la veille au soir et la découverte de son corps à l’aube ? C’est désormais la question qui hante sa famille et les habitants de Moutabala.
Selon les témoignages recueillis auprès de ses proches, la jeune femme aurait eu une vive altercation avec un homme à la suite d’un appel téléphonique. Au cours de cette dispute, elle aurait été giflée.
Profondément paniquée, elle serait ensuite rentrée au domicile familial dans la journée. Elle aurait raconté à sa mère ce qui venait de se passer. Inquiets pour sa sécurité, ses proches lui auraient conseillé de rester à la maison et de ne plus sortir durant la nuit.
Mais contre toute attente, la jeune femme aurait quitté discrètement le domicile familial à l’insu des siens.
Aux environs de 5 h 52, le 2 septembre, la famille aurait été alertée par le voisinage : leur fille venait d’être retrouvée sans vie dans la rue Mabombo.
La nouvelle s’est rapidement répandue dans le quartier, provoquant une onde de choc. Parents, voisins et curieux se sont retrouvés face à une scène dramatique, tandis que la douleur s’installait au sein de la famille.
La victime, qui était jumelle et mère d’un enfant âgé d’environ deux ans, laisse derrière elle des proches profondément bouleversés par cette disparition aussi brutale qu’inattendue.
Environ une heure après la découverte du corps, les services de police sont arrivés sur les lieux. La dépouille a ensuite été transportée au poste de police de PK, dans l’attente de l’arrivée du corbillard.
Pour l’heure, aucune conclusion ne peut être tirée sur les circonstances exactes de ce décès. Les constatations et les investigations qui seront menées par les autorités compétentes devront permettre d’établir les causes de la mort et de reconstituer le fil des événements.
Entre l’altercation signalée la veille, le départ nocturne de la jeune femme et la découverte de son corps à l’aube, de nombreuses zones d’ombre subsistent encore.
À Moutabala, une famille pleure désormais une fille, une sœur, une jumelle et une jeune mère. Et dans le quartier, une seule question revient avec insistance : que s’est-il réellement passé cette nuit-là ?
Jean-Jacques Jarele SIKA / Source : ACI
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