Congo : Une société chinoise va exploiter le coltan et l’or à Mayoko

Congo : Une société chinoise va exploiter le coltan et l’or à Mayoko

Très bonne nouvelle pour cette année 2018 pour les populations de Mayoko dans le Niari (sud) et ses environs, dans un contexte d’extrême pauvreté. Un accord de partenariat a été signé entre la société Africa Mineral Compagny représenté par Emmanuel Kouakoumoussou et Chen pour une sous traitance d’exploitation du coltan et l’or à Mayoko.

Ce partenariat a pour but de préciser les modalités juridiques, administratives, techniques, économiques, financières et sociales de la mise en œuvre des travaux relatifs à la recherche et à l’exploitation du coltan et de l’or que cette compagnie chinoise exercera directement ou indirectement à Mayoko.

Selon le procès-verbal, la société chinoise représentée par Chen a rassuré Africa Mineral Compagny quant à ses capacités technologiques, techniques et financières à mener le projet jusqu'à sa réalisation.

Le coltan, comme l’or, deviendra alors l’ultime ressource dans la lutte quotidienne pour la survie des populations de Mayoko et ses environs.

A notre époque, peut-on encore se passer de GSM ou d’ordinateur portable ? Qui n’est pas tenté par le dernier lecteur mp3 ou une nouvelle caméra digitale ? Ces instruments électroniques font (et feront toujours plus) partie intégrante de notre quotidien.

Mais savons-nous ce qui se cache derrière les composants de notre GSM ? Le coltan, un sable métallique noir qu’on trouve dans les lits des rivières, les dépôts d’alluvions et les roches tendres qu’on peut facilement et aisément extraire en surface avec pelles et tamis.

La demande en croissance depuis 1995, a véritablement explosé en 2000, provoquant une pénurie mondiale de l’offre et une hausse rapide des prix (multipliés par 7 !). De nombreuses sociétés se sont tournées vers la RDC et le Congo-Brazzaville, dotés de gisements importants.

Le circuit local et international du coltan est complexe et très opaque. Le chemin entre la mine et notre GSM est donc très difficile à retracer.

Germaine Mapanga / Les Echos du Congo Brazzaville