Troisième producteur de pétrole d’Afrique subsaharienne, le Congo-Brazzaville peine paradoxalement à approvisionner ses stations-service. Depuis plusieurs semaines, l’essence se fait rare à Brazzaville, transformant la quête du précieux liquide en véritable parcours du combattant.
Devant les pompes désespérément silencieuses, automobilistes et chauffeurs de taxi multiplient les démarches, souvent sans succès. Pendant ce temps, les vendeurs clandestins profitent de la pénurie pour écouler le litre à trois, voire quatre fois son prix habituel.

À l’origine de cette crise, l’arrêt temporaire de la Congolaise de raffinage (CORAF), entre le 8 septembre et le 8 octobre, ainsi que d’autres difficultés d’approvisionnement. Une situation qui pourrait perdurer, selon des analystes économiques.
Au pays de l’or noir, trouver quelques litres d’essence relève désormais de l’exploit. Le pétrole coule sous terre, mais à la pompe, c’est une autre histoire !
Jean-Jacques Jarele SIKA / Les Echos du Congo-Brazzaville