Le projet de loi de finances initiale pour l’exercice 2027 prévoit une enveloppe de 670 milliards de FCfa destinée aux investissements publics, dans le cadre de la politique gouvernementale visant à soutenir la croissance économique tout en consolidant les finances publiques. L’annonce a été faite par le ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka.
Présentant ce projet devant les sénateurs, le ministre Christian Yoka a indiqué que les ressources budgétaires totales sont estimées à 3 120,8 milliards de Francs CFA, contre des dépenses de 2 638,4 milliards de Francs CFA, soit un excédent prévisionnel de 482,4 milliards de Francs CFA.
Première loi de finances du nouveau mandat présidentiel, ce projet s’inscrit dans la mise en œuvre du projet de société du chef de l’État, intitulé « L’accélération de la marche vers le développement », qui constitue le cadre de référence de l’action gouvernementale pour la période 2026-2031.
Sur le plan macroéconomique, le gouvernement table sur une croissance de 6,2 % en 2027, contre 3,3 % en 2026.
La production pétrolière devrait atteindre 112 millions de barils, contre 105 millions en 2026, tandis que les activités hors pétrole devraient progresser de 5,1 %. L’inflation devrait, quant à elle, être contenue autour de 3 %.
Les investissements projetés, en hausse de plus de 100 milliards de Francs CFA par rapport à 2026, cibleront notamment les infrastructures économiques et sociales, l’énergie, les transports et l’agriculture. L’éducation, la santé, la protection sociale ainsi que l’accès à l’eau potable et à l’électricité figurent également parmi les secteurs prioritaires.
Le ministre en charge des finances a toutefois relevé plusieurs contraintes structurelles, notamment le niveau élevé de l’endettement, la faible mobilisation des ressources intérieures et l’accumulation des arriérés de paiement.
« La croissance économique ne peut produire tous ses effets sur le bien-être des populations que si elle s’accompagne d’une gestion rigoureuse des ressources publiques, d’une meilleure mobilisation des ressources intérieures et d’une allocation plus efficiente des dépenses », a-t-il souligné.
Pour relever ces défis, le gouvernement entend renforcer le recouvrement des recettes fiscales et non fiscales, élargir l’assiette fiscale, rationaliser les dépenses et améliorer la gestion de la trésorerie publique. Le projet prévoit également une réduction du ratio de la dette publique rapportée au produit intérieur brut (Pib), qui devrait passer de 88,6 % en 2026 à 80,9 % en 2027, selon les projections présentées.
Le gouvernement compte par ailleurs, améliorer la qualité des investissements publics et renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques, en veillant à l’adéquation entre les ressources disponibles et les dépenses programmées.
Le projet de loi de finances 2027 est soumis à l’examen des parlementaires, avant son adoption conformément à la procédure législative.
Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville