L’ouvrage se veut un plaidoyer pour le climat, notamment dans la première partie du livre consacrée à une analyse sur la croissance exponentielle des budgets militaires qui n’ont jamais été aussi élevés depuis la fin de la ‘’guerre froide’’.
Dans le titre introductif, l’auteur Michel Innocent Peya explore cette problématique en démontrant comment les dépenses militaires ont pris le pas sur la crise climatique dont les effets sont pourtant perceptibles, mais reléguée à l’arrière-plan. Éclipsée par les dépenses militaires, elle est la grande sacrifiée de certaines politiques publiques mondiales.
Aussi embraye-t-il dans le titre 1, en parlant du mirage de la sécurité militarisée, face menaces globale. Une approche qui épouse les postulats défendus par le Président Denis Sassou N’Guesso, l’un des précurseurs de la lutte contre les changements climatiques, grand défenseur de l’environnement et du Bassin du Congo, deuxième poumon écologique de la planète.
Force est de constater que les financements en matière de climat, ne sont pas à la hauteur des attentes.
Dans le premier chapitre de l’ouvrage, Michel Innocent Peya évoque l’illusion des frontières fortifiées, car le réchauffement climatique ne connait point de nationalité et se moque à l’évidence des traités et accords érigeant des frontières.
Pourtant explique l’auteur, les Nations riches ont choisi la fuite en avant face au péril climatique qui provoque l’exil de millions d’hommes et de femmes atteints par les phénomènes climatiques extrêmes.
Et d’aborder au chapitre 2, l’interaction des actions militaires avec la dépréciation de la nature et du climat, au nombre des causes lointaines des effets ressenties de nos jours.
Face aux dangers que courrait la planète, des esprits éclairés, au nombre desquels le Président Denis Sassou N’Guesso, ont amorcé des actions pour la prise de conscience collective en faveur de la préservation de la nature.
En somme, l’ouvrage de Michel Innocent Peya insiste sur l’action de l’Homme dans le déséquilibre climatique et plaide pour que les dirigeants des États et les citoyens du monde agissent maintenant qu’il est encore temps.
Le 2 septembre 2002 au Sommet de la terre à Johannesburg le président Jacques Chirac avertissait solennellement sur l'urgence de la lutte contre le dérèglement climatique : « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. Prenons garde que le XXIe siècle ne devienne pas pour les générations futures celui d'un crime de l'humanité contre la vie ».
Un message qui résonne en échos dans le livre ‘’Alerte verte l’illusion du bouclier de fer’’, la course aux armements éclipse l’urgence climatique. Plaidoyer pour le climat orphelin, abandonné et oublié, face à l’augmentation des budgets militaires des États, de Michel Innocent Peya.
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Bertrand BOUKAKA/Jean Jacques Jarele SIKA/Les Échos du Congo-Brazzaville