Congo – Éliminatoires CAN 2021 : Les Diables rouges s’imposent un parcours éprouvant pour rallier le Sénégal

Le Congo affronte le Sénégal mercredi à Thiès, dans le cadre de la première journée des éliminatoires de la CAN 2021. Partis de Brazzaville samedi, l’équipe congolaise a du traverser l’Afrique, du centre puis d’est en ouest avant d’arriver à destination. Un périple épuisant d’un peu plus de 24 heures de voyage. Amateurisme ou inconséquence, de nombreux sportifs s’interrogent.

En matière d’organisation et de gestion des Diables rouges football du Congo, les années passent et se ressemblent, surtout en termes de médiocrité, dans la conduite de l’équipe nationale.

Si au plan sportif, à défaut de ce qu’ils veulent, les congolais se contentent de ce qu’ils ont surtout pour les résultats, au plan de la gestion de l’équipe, pourtant exercée par des hommes et des femmes dits spécialistes dans leur domaine, les errements et l’irrationnel laissent interrogateurs, tant les choses semblent faites de façon à ne pas mettre l’équipe dans les conditions optimales de réussite.

Alors que des compagnies aériennes assurant la desserte vers l’Afrique de l’ouest existent bien, au départ de Brazzaville et des réservations anticipées auraient pu dégager des places à bord de ces aéronefs, pour des dates de matchs connues de nombreux mois à l’avance, les diables rouges se sont, aux dires de la presse sénégalaise, imposés un parcours du combattant.

Partis de Brazzaville samedi en début d’après-midi, les congolais ont passé la nuit à Addis-Abeba d’où ils sont repartis dimanche en fin de matinée pour Bamako, avant d’atteindre Dakar. Depuis Dakar, c’est en bus qu’ils ont rallié Thies, leur destination finale pour y déposer leurs valises aux environs de 21 heures. Comment dans ces conditions, exiger des jeunes gens éprouvés par un tour d’Afrique en 24 heures, des résultats optimums ? Sans doute, exhibera t-on le facteur crise économique et un retard dans le décaissement des fonds au trésor public pour justifier ce périple.

Quoi qu’il en soit, le chauvinisme nous pousse à y croire. Alors, bonne chance aux Diables rouges.

Bertrand BOUKAKA/Les Échos du Congo-Brazzaville

banner